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Les armes sont censées se taire, mais des territoires entiers sont toujours occupés. Le jeudi 16 avril, le président Donald Trump a annoncé la conclusion d'un accord de cessez-le-feu temporaire entre Israël, le Hezbollah et le Liban, qui devrait durer dix jours. Une trêve qui met fin à des semaines d'offensive meurtrière israélienne contre le sud du Liban, ayant fait plus d'1,2 million de déplacés et au moins 2.000 morts depuis début mars.
Qu'attendre de cette pause des combats, si tant est qu'elle en soit vraiment une? La question se pose, tant Israël a vidé de son sens le mot «cessez-le-feu» ces dernières années. Gaza, où les combats auraient dû être cesser après un accord en octobre 2025, vit toujours sous les bombardements et la violence israélienne, qui bloque également l'aide humanitaire.
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Au total, depuis le cessez-le-feu, 766 Palestiniens ont été tués par Israël dans la bande de Gaza, où Tsahal ne cesse d'accroître son contrôle militaire. Des pans entiers du territoire gazaoui, en ruine, sont toujours occupés.
Zone tampon et annexion
Et au Liban? Le récent cessez-le-feu ne mettra pas fin à la violence expansionniste d'Israël sur ce territoire souverain. «Israël n'a pas l'intention de retirer ses troupes du Sud-Liban pendant le cessez-le-feu de dix jours annoncé», a confirmé un responsable de la sécurité israélienne à Reuters.
Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, ne s'en cache pas non plus. Il a déclaré qu'après la guerre, Israël entendait maintenir son contrôle sur le territoire jusqu'au fleuve Litani, au sud du Liban. Et les quelques villages encore debout qui se trouvent sur ces terres? Ils seront rasés.
L'objectif expansionniste en territoire libanais avancé est la création d'une «zone tampon» de sécurité, un projet ancré de longue date dans la tête de la frange extrémiste du gouvernement du Premier ministre Benyamin Netanyahou. L'idée d'occuper le sud du Liban jusqu'au fleuve Litani remonte même à des dirigeants sionistes influents antérieurs à l'indépendance d'Israël en 1948, rappelle The Intercept.
Depuis, Israël a envahi le Liban à sept reprises au cours des cinquante dernières années et maintenu une occupation du Sud-Liban pendant dix-huit ans. Une occupation qui avait alors entraîné la création du Hezbollah, né pour la combattre. L'histoire suit une dramatique répétition.
Pour Natasha Lennard, chroniqueuse à The Intercept, ce cessez-le-feu ne laisse donc que peu de place à l'optimisme, tant l'exemple de Gaza nous montre que ce terme précieux a été méticuleusement vidé de son sens. Et ce n'est pas non plus dans la bouche de Donald Trump qu'il sera réhabilité, lui qui a menacé il y a peu d'anéantir toute la civilisation iranienne.





























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