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Une trentaine d'étudiants en techniques de soins préhospitaliers d'urgence du Cégep de Chicoutimi ont manifesté jeudi en marge du débat organisé par Radio-Canada au Théâtre C, à Chicoutimi.
Ils souhaitaient attirer l'attention sur le fait qu'une vingtaine d'entre eux n'ont pu obtenir leur diplôme à la dernière session, au printemps 2026. Ils se sont aussi fait entendre lors de la période de questions suivant le débat.
En raison de la grève des tâches administratives des techniciens ambulanciers, ils n'ont pas pu terminer leurs heures de stage. Résultat : ils n'ont pas de diplôme et ne peuvent entrer sur le marché du travail.
Je pense que c'est sa place à la personne qui va potentiellement prendre la place de député dans les environs de Chicoutimi de venir écouter les étudiants et de répondre à leurs demandes, a expliqué le coordonnateur aux affaires étudiantes à la Fédération étudiante collégiale du Québec, Abdelmajid El-Mouhib.
Étudiante en soins préhospitaliers d'urgence en attente de son diplôme, Raphaëlle Côté note que plusieurs de ses amis peinent à joindre les deux bouts en raison de cette situation.

Des étudiants en soins préhospitaliers d'urgence ont assisté au débat des candidats du Saguenay-Lac-Saint-Jean.
Photo : Radio-Canada / Mélissa Paradis
Pour ma part, j'ai la chance d'habiter chez mes parents. Je n’ai pas de loyer à payer, je paie mon auto, je paye mon téléphone, mais je suis capable de vivre avec ça, mais il y en a beaucoup d'entre nous qui ont des appartements à payer.
Le président du Syndicat des paramédics du Saguenay-Lac-Saint-Jean-Nord (CSN), Marc-André Lachapelle, comprend les revendications des étudiants.
Il demande maintenant au gouvernement du Québec de négocier sérieusement en vue du renouvellement de leur convention collective.
C'est déplorable. Oui, c'est notre organisation qui a déclenché une grève, mais c'est le gouvernement qui se ferme les yeux, puis qui s'en lave les mains et qui remet la faute sur le syndicat. Ce sont eux qui ne veulent pas négocier, puis ce sont eux qui ne sont pas sérieux avec les négociations, a réagi le leader syndical.
Les paramédics affiliés à la CSN ont refusé une entente de principe à 72 % à la fin du mois d'août.


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