Language Selection

Retrouvez votre bien-être dans ces temps dure sur Terre , Essayez le MedBed Quantique!
Cliquez ici pour réserver votre séance

Famille et pour toute la Famille avec Le Medbed Quantique® Orgo-Life® une technologie du Canada

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

Les États-Unis pourraient-ils couper le robinet du pétrole au Québec?

3 month_ago 16

         

NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life®

  Publicité par Adpathway

Au moment où le monde a les yeux rivés sur le détroit d’Ormuz, où un blocage perturbe l’approvisionnement mondial en pétrole, le Québec pourrait faire face à une menace bien plus près de chez lui. C’est que le pétrole transformé par les raffineries québécoises transite d’abord par les États-Unis, ce qui rend la province vulnérable en pleine guerre commerciale, préviennent des experts.

Le Québec compte sur deux grandes raffineries en activité : celles de Suncor, à Montréal, et de Valero, à Lévis. Ensemble, elles ont une capacité de raffinage de 402 000 barils par jour.

Au tournant des années 2000, le Québec importait la quasi-totalité de son pétrole d’outre-mer, par bateau, en provenance notamment de l’Algérie, du Royaume-Uni et de la Norvège. La donne a changé avec l’augmentation de la production de pétrole de schiste aux États-Unis et l’inversion de l’oléoduc 9B, d’Enbridge, qui relie Sarnia (Ontario) à Montréal.

La totalité de l’approvisionnement provient désormais d’Amérique du Nord (35 % des États-Unis et 65 % de l’Ouest canadien en 2024). Ce pétrole brut est acheminé au Québec par pipeline et, dans une moindre mesure, par pétrolier et par train. Or, le pétrole qui nous vient par pipeline de l’Ouest canadien doit transiter par les États-Unis, via la canalisation 5 du réseau d’Enbridge. C’est cette dépendance au réseau américain qui inquiète certains experts.

« Dans le contexte actuel, où on voit que les Américains utilisent tous les leviers possibles pour essayer d’obtenir [des gains] dans le cadre de négociations [commerciales], ça m’apparaît être un enjeu », indique Yvan Cliche, spécialiste de l’énergie au Centre d’études et de recherches internationales de l’Université de Montréal.

« Dans le nouveau monde dans lequel nous sommes, est-ce qu’éventuellement les Américains pourraient utiliser ce levier-là contre nous ? Ça reste pour moi une certaine épée de Damoclès au-dessus de nos têtes. »

On se souviendra que la ligne 5 du pipeline d’Enbridge a été la source de différends dès 2021 entre le Canada et l’État du Michigan, qui menaçait de fermer la conduite par crainte de déversements. Le Canada avait alors invoqué un accord signé en 1977 avec les États-Unis et portant sur les « pipelines de transit », qui interdit les mesures « qui auraient pour effet d’empêcher, de dévier, de réorienter ou d’entraver de quelque manière que ce soit l’acheminement d’hydrocarbures en transit », sauf en cas d’urgence.

L’expérience de la dernière année en matière de droits de douane montre toutefois que le président américain ne semble pas se préoccuper outre mesure des traités internationaux.

Peu probable, mais très dommageable

M. Cliche est loin d’être le seul à voir un risque dans la possibilité pour un président américain de « fermer le robinet » au Québec et à l’Ontario.

« Oui, nous sommes vulnérables en Ontario et au Québec parce que tout le pétrole passe par les États-Unis, reconnaît Pierre-Olivier Pineau, titulaire de la Chaire de gestion du secteur de l’énergie à HEC Montréal. Mais cette vulnérabilité n’existe que dans le contexte d’un président américain hostile au Canada et de difficultés à importer par voie maritime du pétrole d’outre-mer […]. Ce sont deux scénarios assez peu probables, mais dont la probabilité augmente avec Trump et la guerre [au Moyen-Orient]. »

Selon le consultant en énergie Benoit Marcoux, un tel scénario demeure hautement hypothétique et « la probabilité de quelque chose comme ça est très faible, mais l’impact serait majeur ». Il souligne d’ailleurs que si les États-Unis cessaient de nous approvisionner, « probablement que le pétrole ne sera pas notre plus gros problème, rendus là ».

Il est peu probable que les États-Unis interrompent le flux du pipeline qui alimente l’Ontario et le Québec, croit aussi Jean-Thomas Bernard, professeur d’économie à l’Université d’Ottawa. « Notre vulnérabilité viendrait de notre relation avec les Américains », dit-il. Cela dit, « on exporte au net au moins 3,3 millions de barils par jour aux États-Unis ». Ces derniers dépendent donc en partie du pétrole canadien pour répondre à leurs besoins. Dans ces circonstances, perturber le réseau de transport est un pensez-y-bien.

Quelles sont les options ?

Aussi improbable qu’elle puisse paraître, la possibilité pour les États-Unis de bloquer l’approvisionnement en pétrole du Québec et de l’Ontario demande tout de même qu’on s’y prépare.

Il y aurait l’option de revenir au modèle d’antan en important du pétrole par bateau via le Saint-Laurent. « En théorie, on pourrait encore s’approvisionner à l’étranger », explique Benoit Marcoux. Le transport par voie maritime est d’ailleurs étonnamment abordable, note-t-il.

Certains, notamment en Alberta, rêvent d’un corridor énergétique est-ouest qui comprendrait des oléoducs, poursuit l’expert. Mais « la réalité, c’est que ça prendrait plusieurs années à construire et que ça coûterait des dizaines de milliards de dollars ».

Une autre avenue possible : diminuer notre dépendance au pétrole, tout simplement. « Évidemment, un des moyens [d’atténuer les risques] est de réduire l’exposition. Si on électrifie plus rapidement, on réduit les besoins », soulève M. Marcoux.

Le Canada ne dispose pas de réserves stratégiques de pétrole pour faire face à des urgences, contrairement à d’autres pays. « C’est sûr que si on avait nos stocks, ce serait quelque part rassurant, mais évidemment, au fil des années, tout ça aurait coûté plusieurs dizaines de millions de dollars à mettre en place et à opérer », souligne Yvan Cliche.

Existe-t-il un plan de contingence ?

Québec a-t-il travaillé avec les raffineries pour élaborer un « plan B » en cas d’interruption ? Le ministère de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie répond que « les discussions que le gouvernement du Québec a, ou pourrait avoir, avec des entreprises et d’autres organisations sont de nature confidentielle ».

Les deux raffineries québécoises « disposent également de terminaux maritimes ouverts toute l’année et d’infrastructures de stockage qui leur permettent une grande flexibilité opérationnelle dans leurs approvisionnements », précise le ministère.

Avec Sarah Boumedda

read-entire-article

         

        

Une nouvelle Vibration dans le Monde entier avec les Franchise Medbed Quantique®!  

Protéger toute votre famille avec la technologie Orgo-Life®

  Advertising by Adpathway