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Les États-Unis ont mené dimanche des frappes sur l’île iranienne de Larak, les premières depuis un mois, a annoncé l’armée américaine, une attaque ayant fait plusieurs morts et blessés selon l’Iran, qui a promis de riposter.
« Plus tôt dans la journée, les forces américaines ont frappé deux lanceurs iraniens sur l’île de Larak » où des « forces des Gardiens de la Révolution islamique ont été observées en train de se préparer à lancer des roquettes chargées de mines marines dans le détroit d’Ormuz », a annoncé le porte-parole du CENTCOM, Tim Hawkins, dans un communiqué transmis à l’AFP.
Les Gardiens de la Révolution ont rapidement déclaré dans un communiqué que des « réprésailles » seraient menées en réponse à cette « agression ».
L’attaque a fait deux morts et deux blessés, selon l’agence iranienne de presse Tasnim.
Ces frappes américaines surviennent alors que les hostilités avaient perdu en intensité ce dernier mois, même si des échanges de tirs sporadiques s’étaient poursuivis dans la région, surtout dans et autour du détroit d’Ormuz.
Pétrole en hausse
Ce stratégique passage maritime par lequel transitait avant la guerre un cinquième des hydrocarbures mondiaux est verrouillé par Téhéran qui cible sporadiquement des navires tentant de franchir ce passage.
En réponse, les États-Unis conduisent un blocus des ports iraniens et se disent être prêts « à protéger la libre circulation des échanges commerciaux sur cette voie navigable essentielle », le CENTCOM affirmant dimanche avoir « achevé le déminage des voies de navigation internationales ».
La situation a ébranlé l’économie mondiale en entraînant notamment une envolée des prix du pétrole. Après l’annonce des nouvelles frappes américaines, les cours du pétrole ont ouvert en hausse lundi matin en Asie.
Le prix du baril de Brent de la mer du Nord, référence internationale, prenait 2,51 % vers 22 h 20 GMT, repassant ainsi au-dessus du seuil symbolique des 90 dollars, à 90,31 dollars.
Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, progressait de 2,41 % à 85,41 dollars.
La guerre a été déclenchée le 28 février par des frappes conjointes des États-Unis et d’Israël contre l’Iran, qui a riposté en visant notamment les pays du Golfe alliés de Washington.
Un cessez-le-feu en avril a mis fin à près de 40 jours de bombardements intenses, et un protocole d’accord visant à mettre définitivement fin au conflit a été conclu en juin.
Mais celui-ci a volé en éclats en juillet après une reprise des hostilités, et les négociations sont depuis dans l’impasse.
Pression économique
Semblant délaisser le volet militaire, les États-Unis disaient récemment vouloir accentuer la pression économique sur l’Iran, déjà sous le coup de sanctions internationales depuis des décennies.
Le ministre américain des Finances, Scott Bessent, a présenté lundi dernier un nouveau train de sanctions dites « secondaires », touchant non pas l’Iran directement mais ses partenaires commerciaux, sur l’or, la technologie, les actifs numériques, l’aviation et le transport maritime.
Washington a également imposé de nouvelles sanctions contre 60 individus, sociétés et navires accusés d’aider l’Iran à générer des revenus pétroliers, à se procurer des armes et à mener des actions de guerre numérique.
L’un des pays visés par Washington, la Chine, partenaire économique majeur de Téhéran, a cependant assuré qu’elle défendrait « fermement » ses intérêts et sa coopération avec l’Iran.
Même si le président iranien Massoud Pezeshkian a reconnu que son pays faisait face à « de nombreuses difficultés économiques », Téhéran assure que les États-Unis n’obtiendront « rien » avec les pressions économiques et exclut tout retour à la situation d’avant-guerre dans le détroit d’Ormuz.
Une situation inacceptable pour Washington et plusieurs autres pays de la région, qui réclament la réouverture du passage.


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