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Cet accord ouvre la voie à la construction de centrales nucléaires en Arabie saoudite, qui dépend pour l'heure de centrales au gaz et au pétrole pour son électricité. Mais des critiques s'élèvent sur le risque de lancer la région dans la course aux armements atomiques.
Publié le 23/07/2026 16:05 Mis à jour le 23/07/2026 16:25
Temps de lecture : 1min
Donald Trump près de Washington D.C., aux Etats-Unis, le 22 juillet 2026. (KEVIN DIETSCH / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP)
La reprise des accords d'Abraham ? Donald Trump a conditionné, jeudi 23 juillet, l'accord sur un programme nucléaire civil avec Riyad à la normalisation des relations entre l'Arabie saoudite et Israël. L'accord a été annoncé dans la nuit de mercredi à jeudi, en pleine reprise du conflit entre les Etats-Unis et l'Iran.
S'il était finalement scellé, l'accord pourrait générer des milliards de dollars pour les entreprises américaines et constituerait une victoire pour l'Arabie saoudite face à son rival iranien de longue date. Mais il a soulevé une volée de critiques sur le risque de lancer la région dans la course aux armements atomiques. Comme Téhéran, qui réfute toute intention de se doter de l'arme atomique mais invoque son "droit" au nucléaire civil, Riyad revendique depuis longtemps de développer cette technologie à des fins civiles.
Les Etats-Unis avaient cherché ces dernières années à lier tout accord avec l'Arabie saoudite concernant le nucléaire et un pacte de défense à la normalisation des relations du royaume avec Israël. Cette condition a été réaffirmée par le président américain jeudi. L'accord "sera approuvé, mais il est entièrement conditionné à l'adhésion de l'Arabie saoudite aux (...) accords d'Abraham", a-t-il écrit sur son réseau Truth Social.
Israël, qui jusque-là n'avait pas réagi à l'annonce de l'accord, a jugé qu'une reconnaissance par Riyad constituerait un "bond historique" pour la paix régionale. Conclus en 2020 sous l'égide de Donald Trump, les accords d'Abraham ont conduit à la normalisation des relations entre Israël et trois pays arabes, les Emirats arabes unis, Bahreïn et le Maroc.
Le texte de l'accord annoncé dans la nuit et signé par le ministre de l'Energie américain, Chris Wright, et son homologue saoudien, le prince Abdelaziz ben Salmane, doit encore être soumis au Congrès américain, à majorité républicaine. Il ouvre la voie à la construction de centrales nucléaires en Arabie saoudite, qui dépend pour l'heure de centrales au gaz et pétrole pour son électricité.
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