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Un scénario catastrophe digne du film Le Jour d’après (Roland Emmerich, 2004) : sans la circulation méridienne de retournement atlantique (AMOC), une sorte de « tapis roulant » en trois dimensions des masses d’eau de l’océan Atlantique, l’hémisphère nord se refroidirait considérablement. L’Europe perdrait entre 5 et 10 degrés Celsius en l’espace d’un siècle…
L’effondrement de l’AMOC – dont le Gulf Stream constitue l’un des segments – entraînerait également des modifications des précipitations, et pas seulement dans l’hémisphère nord. Ainsi, les saisons humide et sèche de la forêt amazonienne changeraient de temporalité, avec des impacts écologiques majeurs dans cet écosystème déjà proche d’un point de bascule.
La disparition de l’AMOC (la Circulation Méridionale de Retournement Atlantique, qui inclut le Gulf Stream) n’a pas eu lieu sn 2025 comme prévu
https://www.nature.com/articles/s41467-023-39810-w
Le simple fait de savoir si l’Amoc a d’ores et déjà commencé à ralentir n’est pas établi. D’après la modélisation de l’étude australienne, l’affaiblissement serait de 20 % depuis 1950. Mais ces résultats sont le fruit de reconstitutions numériques : les observations in situ ne sont possibles que depuis 2004, et aucune tendance claire ne s’en dégage. « À partir des observations directes de l’Amoc, ce que nous mesurons est uniquement une forte variabilité saisonnière, interannuelle et interdécennale », mais aucun signal clair lié au climat n’est identifié souligne Sabrina Speich, océanographe au Laboratoire de météorologie dynamique.
L’AMOC aurait ralenti d’environ 15 % depuis le milieu du XXe siècle,
.Certaines études (comme celles de 2025 utilisant des flux de chaleur air-mer) indiquent même qu’il n’y a pas eu de déclin significatif sur les 60 dernières années dans certains indicateurs.
On sait seulement que l’AMOC va très bien quand la terre se réchauffe…Le Gulf stream était vigoureux dans les périodes chaudes
Au contraire, pendant la Période Chaude Médiévale (Medieval Warm Period, environ 950-1250), l’AMOC était relativement forte, ce qui a contribué à des températures plus élevées dans l’Atlantique Nord et en Europe (par exemple, permettant aux Vikings de coloniser le Groenland). Des reconstructions paléoclimatiques basées sur des proxies (sédiments océaniques, carottes de glace, etc.) montrent que la circulation de surface était vigoureuse à cette époque.Ensuite, pendant le Petit Âge Glaciaire (Little Ice Age, environ 1300-1850), l’AMOC s’est affaiblie (environ 10 % plus faible selon certaines études), contribuant au refroidissement en Europe du Nord.
Non, l’effondrement de l’AMOC n’a pas eu lieu à l’époque romaine (environ 250 av. J.-C. à 400 apr. J.-C., période souvent appelée Période Chaude Romaine ou Roman Warm Period).Au contraire, pendant cette période, l’AMOC était stable et relativement forte, contribuant au transport de chaleur vers l’Atlantique Nord et à des conditions climatiques plus chaudes en Europe et autour de la Méditerranée (par exemple, permettant une extension de la viticulture plus au nord).
La Période Chaude Romaine était une phase régionale de réchauffement (plus marquée en Europe et Méditerranée, avec des températures de surface de la mer parfois ~2 °C plus élevées localement), souvent associée à une AMOC vigoureuse (similaire à la Période Chaude Médiévale).
pendant le Maximum Thermique de l’Holocène (Holocene Thermal Maximum ou HTM, environ 9 000 à 5 000 ans avant présent, avec un pic souvent autour de 8 000-6 000 ans), il faisait globalement plus chaud dans l’hémisphère Nord (et régionalement au Groenland) qu’au cours des derniers millénaires, et la calotte glaciaire du Groenland a atteint son étendue minimale de tout l’Holocène.
L’AMOC était alors stable et globalement forte (voire à son maximum autour de ~7 000-6 000 ans selon certaines reconstructions basées sur les températures de surface de l’Atlantique Nord).
- Une AMOC vigoureuse transportait beaucoup de chaleur vers le nord, contribuant au réchauffement de l’Atlantique Nord et du Groenland.
- Cela a favorisé la fonte marginale de la calotte, qui a reculé derrière sa position actuelle dans plusieurs secteurs (sud-ouest, ouest), avec une perte de volume estimée à ~0,15-1,2 m d’équivalent niveau de la mer (selon modèles et proxies comme moraines, lacs seuils, sédiments fjords).
- Le minimum d’étendue date souvent de ~7 000-4 000 ans (variable régionalement : plus tôt au sud-ouest, plus tard à l’ouest).
Les effondrements majeurs de l’AMOC sont documentés uniquement pendant la dernière période glaciaire (comme lors du Younger Dryas, ~12 900-11 700 ans avant présent), bien avant l’époque romaine.Il est principalement connu pour le refroidissement soudain ou « brutal » de l’hémisphère nord , lorsque l’océan Atlantique Nord s’est refroidi et que les températures annuelles de l’air ont diminué d’environ 3 °C (5 °F) en Amérique du Nord, de 2 à 6 °C (4 à 11 °F) en Europe et jusqu’à 10 °C (18 °F) au Groenland, en quelques décennies.
La recherche d’une cause précise à la vague de froid du Dryas récent pourrait s’avérer vaine. Dans un système chaotique proche de son point de bifurcation, de petites perturbations peuvent engendrer des effets considérables, par amplification de la rétroaction positive. Chaque maillon de cette boucle de rétroaction est à la fois cause et effet. L’hypothèse d’une influence extérieure ne peut être écartée : des indices suggèrent une activité volcanique accrue et des perturbations extraterrestres à cette époque.
Désolé mais rien d’exceptionnel en ce moment rien absolument rien
Durant l’ère glaciaire Le Groenland a connu de très multiples changements brutaux de températures, de l’ordre de 10 à 15°C en cent ou 200 ans . Depuis 1850 la température au Groenland a augmenté d’environ 2°C C’est bien moins rapide que les changements naturels






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