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16.000 mégawatts, c'est la consommation d'énergie des 701 centrales hydroélectriques suisses. C'est aussi la quantité d'énergie gaspillée en 2025 à cause de tentatives de minage infructueuses de bitcoin. Dans cette compétition entre ordinateurs surpuissants pour valider les transactions et remporter des bitcoins, il y a des gagnants, et beaucoup de perdants, dont la planète.
Une nouvelle étude de la revue PNAS Nexus met en lumière le gaspillage énergétique colossal causé par la concurrence effrénée des mineurs de bitcoin –souvent des entreprises– qui cherchent tous à valider les mêmes blocs de transactions, comme l'explique Live Science.
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Le bitcoin repose sur un système de validation par «preuve de travail»: pour valider un nouveau bloc de transactions et obtenir une récompense en bitcoin, les mineurs doivent résoudre un problème mathématique complexe à l'aide d'une puissance de calcul considérable. Plus un mineur dispose de matériel performant, plus il a de chances de l'emporter.
De l'énergie jetée à l'eau
Or, la compétition est devenue si intense que l'écart entre le premier et le second mineur se compte parfois en fractions de seconde. Il en résulte des «forks accidentels» quand deux blocs concurrents sont validés presque simultanément. Un seul finira par s'imposer, celui sur lequel la chaîne de blocs suivants sera la plus longue, tandis que l'autre sera rejeté, rendant caduque toute l'énergie dépensée pour le produire.
Les chercheurs soulignent que ces accidents constituent une inefficacité structurelle du protocole bitcoin, qui alourdit son empreinte environnementale. L'étude s'est également penchée sur la répartition des «pools» de minage, ces regroupements de mineurs qui unissent leurs ressources pour maximiser leurs chances de succès.
Résultat: le secteur est de plus en plus concentré, trois pools seulement produisent plus de la moitié des nouveaux blocs. Cette concentration fait craindre un risque majeur: si un acteur contrôle plus de la moitié de la puissance de calcul du réseau, il pourrait en théorie imposer sa propre version des transactions et donc tricher, par exemple en dépensant deux fois les mêmes bitcoins.
Elle pourrait aussi donner aux mineurs un pouvoir excessif sur les frais de transaction: quelques gros mineurs pourraient retarder volontairement certaines transactions, forçant les utilisateurs à payer plus cher pour que les leurs soient traitées rapidement.
Le bitcoin domine largement le marché des cryptomonnaies. Il a une capitalisation de plus de 1.100 milliards de dollars, soit plus de 80% de plus que l'Ethereum, sa principale rivale. Mais contrairement au bitcoin, l'Ethereum n'utilise pas la «preuve de travail» mais un autre mécanisme, la «preuve d'enjeu», beaucoup moins gourmand en calcul et donc en énergie que le bitcoin.





























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