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Après plus de deux ans de négociations laborieuses, marquées par plusieurs grèves, les employés d’entretien de la Société de transport de Montréal (STM) ont finalement voté dimanche à 86 % en faveur de l’entente qui était intervenue en conciliation pour renouveler leur convention collective.
« Le moins que l’on puisse dire, c’est que cette négociation n’a pas été de tout repos », a déclaré Bruno Jeannotte, le président du Syndicat du transport de Montréal-CSN, dans un communiqué diffusé lundi. « Notre mobilisation a permis de freiner bien des demandes de recul dans nos conditions de travail », a-t-il ajouté, évoquant le recours à la sous-traitance qui était au cœur du litige avec la question salariale.
L’entente prévoit une augmentation de 17,5 % sur cinq ans pour le groupe des métiers et de 16 % sur cinq ans pour le groupe de soutien.
Du côté de la STM, la directrice générale, Marie-Claude Léonard, s’est dite « très satisfaite » de l’adoption de l’entente par les membres du syndicat. « Je salue les efforts communs des deux parties de respecter le cadre financier grâce à des compromis de toutes parts. »
Deux ans de négociations
La proposition du conciliateur, que le syndicat recommandait à ses membres, était intervenue après quatre grèves. La première s’était déroulée en juin 2025 avec des transports offerts seulement pendant les heures de pointe. Pendant 14 jours en septembre, le service était restreint les lundis, mercredis et vendredis. La troisième grève était survenue en novembre, mais avait pris fin plus tôt que prévu lorsque le gouvernement Legault avait devancé l’adoption de la loi 14. Une grève des heures supplémentaires avait eu lieu entre décembre et janvier.
M. Jeannotte estime que les 2400 employés d’entretien ont fait face à « la fermeture de l’employeur et au désintérêt du gouvernement envers le transport collectif tout au long de la négociation ».
D’ailleurs, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) lance un appel aux partis politiques en vue des prochaines élections prévues en octobre. « Pour la CSN, il est temps que les partis politiques s’engagent à bonifier le financement public du transport interurbain et du transport en commun des villes », a affirmé la présidente de l’organisation, Caroline Senneville.
Au cours des derniers mois, la STM a conclu des ententes avec les trois autres plus grands syndicats, dont celui des chauffeurs d’autobus et des opérateurs de métro.


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