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Le coût de la vie, l’accès à la propriété, la santé ou encore l’éducation. Les sujets qui préoccupent les jeunes ne manquent pas. Les candidats à l’élection dans Drummond-Bois-Francs ont pu le constater lors de leur visite au Collège Saint-Bernard à Drummondville.
Ils ont été invités à venir échanger avec les adolescents de 4e et 5e secondaire. Des élèves de 6e année étaient aussi présents.
85 % de nos élèves en secondaire 5 ont mentionné que l’enjeu principal pour eux, c’est de pouvoir acheter une première maison, confirme leur enseignant du monde contemporain et d’histoire du XXe siècle, Louis-Philippe Garon.

Les candidats de Drummond-Bois-Francs ont répondu à une dizaine de questions préparées par les élèves.
Photo : Radio-Canada / Raphaël Poliquin
Trois candidats ont accepté de répondre à leurs interrogations. Le député sortant caquiste Sébastien Schneeberger, le candidat du Parti libéral du Québec Colin Hendry et Charles Page du Parti québécois ont passé un peu plus d’une heure à discuter avec eux. Seule Myriam Cournoyer, candidate conservatrice, s’est désistée.
Cet échange avec les trois hommes politiques a rassuré Léa-Rose Langlois. Ça démontre leurs intentions envers le futur, même si on n’a pas encore de vote à leur donner. Ça m’a donné hâte de voter d’ici l’année prochaine, s’enthousiasme-t-elle.
Pour Charlotte Aubry, 17 ans, il est temps d’entendre des promesses à l’égard de la jeune génération. J’ai regardé un peu les débats des chefs avec mes parents et je trouve que les questions sont plus à propos des générations qui sont plus vieilles, des gens qui sont dans la soixantaine.
Les débats actuels manquent un peu d’informations sur nous, les jeunes.
Encourager les jeunes à aller aux urnes
Environ un jeune sur cinq (18-29 ans) n’a voté ni en 2018, ni en 2022 lors des élections provinciales, selon Statistiques Québec. C’est l’une des raisons pour lesquelles le Collège Saint-Bernard renouvelle ce genre d’exercice à chaque période électorale.
D’après le corps enseignant, c’est une bonne façon de les conscientiser à l’importance du droit de vote et de pouvoir aller aux urnes quand ils auront l’âge légal.
Même si pour certains, l’attente est encore longue, à en croire Marius Thériault. L’élève de 11 ans ne cache pas sa frustration.
J’aimerais bien voter tout de suite, moi!
Un enthousiasme qui fait sourire Sabrina Roy, enseignante en 6e année. Pour elle, il n’est jamais trop tôt pour intéresser les enfants à la politique. Il n’y a rien de plus concret qu’une campagne électorale pour expliquer le système des partis politiques, selon l’enseignante.
Les jeunes voient les pancartes, ils regardent les débats à la télévision, ils en discutent à la maison. Je ne pense pas que ce soit trop tôt, au contraire ça fait partie de leur quotidien.


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