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L'an dernier, une amende de 2000 $ a été infligée à un individu qui a piloté un drone près de Lake Louise, malgré l'avertissement d’un autre visiteur. Cet incident soulève de nouveau la question de l'utilisation des drones dans ce secteur.
Des hélicoptères sont employés presque quotidiennement à Banff pour des tâches telles que le contrôle des avalanches, l'entretien des sentiers et les opérations de sauvetage, précise Parcs Canada dans un courriel envoyé à CBC/Radio-Canada.
Selon Paul Friesen, superviseur des gardes forestiers de Lake Louise, les drones posent un véritable problème de sécurité pour les hélicoptères et leurs équipes.
Les drones sont petits et se déplacent rapidement. Il est difficile pour les pilotes de les voir, et si un drone percute un appareil, cela peut causer un accident sérieux, affirme-t-il.
Situations d’urgences
David Curry, un expert en sécurité aérienne, explique que tous les drones peuvent causer des dommages catastrophiques en fonction du point d'impact.
Il précise que le pire endroit est le rotor de queue de l'hélicoptère, une collision pouvant faire en sorte que l'aéronef se mette à tourner sur lui-même jusqu'à ce qu'il s'écrase au sol.
En raison de ces risques, les pilotes qui aperçoivent un drone à proximité de leur appareil sont contraints de quitter la zone ou d'atterrir immédiatement.
Lors de l'incendie de forêt de Chetamon, qui a éclaté dans le parc national Jasper en septembre 2022, huit hélicoptères de lutte contre les incendies ont été contraints de se poser pendant plus d'une heure après la détection d'un drone illégal.
L'opérateur a par la suite été condamné à une amende de 10 000 $.
Quand on pense aux dégâts que peut causer un feu de forêt, au nombre d'hectares qui partent en fumée, et que l'hélicoptère doit atterrir parce que quelqu'un fait voler un drone à proximité..., déplore David Curry.
À son avis, une part du problème vient d'une mauvaise compréhension des règles qui régissent l'utilisation des drones au Canada.

Les pilotes qui aperçoivent des drones à proximité de leur avion doivent quitter la zone ou atterrir. (Photo d'archives)
Photo : La Presse canadienne
Les drones de plus de 250 grammes (g) doivent être enregistrés, et leurs utilisateurs doivent suivre une formation. En revanche, les drones de moins de 250 g sont exemptés de ces exigences.
Or, une telle exemption crée de la confusion, indique l’expert, qui estime que probablement 70 % des gens à qui il parle croient que les règles de sécurité ne s'appliquent pas aux petits drones.
Faire voler des drones dans les parcs nationaux reste cependant illégal, indépendamment de leur taille.
Un problème fréquent
Malgré les risques et l'interdiction claire, l'utilisation illégale de drones demeure un problème fréquent.
Depuis 2022, Parcs Canada a rapporté plus de 400 incidents de drone dans le parc national Banff, ce qui comprend 113 incidents en 2025. Peu d’entre eux ont mené à des accusations.
L'expert en sécurité aérienne David Curry critique vivement le niveau des amendes imposées, jugeant la sanction de 2000 $ dans le cas précis de Lake Louise nettement insuffisante.
L'appareil pesait 852 g et aurait dû être enregistré auprès du gouvernement fédéral, ce qui n'était pas le cas.
C'est une tape sur les doigts quand on pense à ce qui aurait pu arriver.
Il soutient que tant que les sanctions ne seront pas sévères, les gens continueront d'ignorer les règles.
En réaction à cette situation, Parcs Canada encourage toute personne qui est témoin de l'utilisation illégale d'un drone dans un parc à le signaler aux autorités.
Avec les informations de Michelle McCann


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