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Si les bouteilles d’alcool américaines devaient faire leur retour dans les succursales de la SAQ, la concurrence s’annoncerait particulièrement vive pour les producteurs de la région.
Alors qu’Ottawa et Washington poursuivent leurs négociations commerciales, le premier ministre Mark Carney encourage les provinces à autoriser la vente d’alcool américain dans les sociétés d’État du pays.
Toutefois, la première ministre du Québec, Christine Fréchette, rappelle qu’il appartient à la province de trancher sur cette question.
Pour la Distillerie Mariana, un éventuel retour des bouteilles américaines pourrait bien mal tomber.
Dans deux mois, notre premier whisky pur va arriver sur les tablettes , souligne le propriétaire de la distillerie, Philippe Leblanc.

La distillerie Mariana lancera sous peu son premier whisky pur.
Photo : Radio-Canada / Daniel Thibodeau
Leur nouveau spiritueux pourrait devoir compétitionner avec des joueurs absents des allées depuis février 2025. Et ils ne sont pas les seuls à lancer des whiskies dans un futur proche.
L’industrie des distilleries est rendue-là, à maturité, en mesure d’offrir des whiskies vieillit qui rivalisent avec les produits américains. Et là, le retour des bourbons vient un peu freiner cet élan-là qu’on avait actuellement , ajoute ce dernier.
Bien qu’elle redoute que l’engouement noté depuis plus d’un an ne finisse par s’atténuer, la distillerie Wabasso garde malgré tout espoir.
C’est clair que, si on consommait du Jack Daniel’s il y a trois ans, on va continuer de le consommer quand ça va revenir. Par contre, les distilleries québécoises qui ont su se démarquer peuvent marquer des points , affirme le président de la distillerie Wabasso, Maxime Vincent.

Wabasso est la première distillerie originaire de Trois-Rivières.
Photo : Radio-Canada / Daniel Thibodeau
Selon l’économiste Frédéric Laurin, le consommateur québécois veut acheter local .
Il y a une forte tendance pour ça, mais les produits québécois n’ont pas encore la notoriété ni la bonne visibilité. Ce sont souvent de grands producteurs qui n’ont pas les moyens en marketing pour compétitionner avec de grandes multinationales.
Ainsi, advenant un retour des produits américains sur les tablettes de la SAQ, il reste incertain que les consommateurs répondent présents.
Depuis le début de la guerre commerciale, les manufacturiers américains ont perdu des centaines de milliers de dollars, ici au Canada.
Cette situation avait particulièrement touché durement des États comme la Californie, grande exportatrice de vin, ainsi que le Kentucky, reconnu pour ses bourbons réputés.

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Le reportage de Félix Ouellet.
Photo : Radio-Canada / Daniel Thibodeau


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