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« Tranquillement, on allume les lumières, on part les tapis chauffants et on démarre les semis en février et plus intensément en mars », souligne Jade Cazelais, copropriétaire de la ferme JCL Abitibi, à Val-d’Or.
C’est ainsi qu’elle se concentre sur le gingembre et le céleri. Pendant l’hiver, elle travaille aussi sur ses plateaux de micropousses qu’elle vend à des restaurateurs.
Avec ses légumes de jardin, la ferme a de grandes cultures sur environ 800 acres, comme le chanvre, l’avoine, le pois et des tournesols.
Jade Cazelais précise aussi avoir de l’ail en dormance. D’où l’importance de ne jamais passer en motoneige sur les champs des producteurs parce que des fois, il y a des productions comme ça sous la neige et la neige sert de manteau protecteur pour nos cultures, signale-t-elle.
C’est notre paie de toute l’année qu’on entretient. Si les gens qui aiment faire de la motoneige passent sur notre salaire, pour nous, c’est dur à accepter. [...] Nous, on ne va pas se promener avec nos tracteurs sur le terrain privés des gens. Les gens n’aimeraient pas ça et c’est un peu la même chose.
En 2026, les propriétaires de la ferme se lancent dans l'agrotourisme et des annonces sont prévues au printemps. Ce sont de beaux projets qui s’en viennent. Les gens commencent à nous connaître pour l’ail en magasin, mais également pour notre magnifique champ de tournesols, dit Jade Cazelais.

Jade Cazelais et Christian Leclerc en compagnie de leur fils Léo Cazelais-Leclerc sur les terres de la ferme JCL Abitibi.
Photo : Fournie par Jade Cazelais
À Saint-Bruno-de-Guigues, la copropriétaire de la ferme Nordvie, Madeleine Olivier, se dit rassurée par la quantité de neige qui s'est accumulée jusqu'ici pour protéger les vivaces.
On a eu une grosse sécheresse à la fin de l’été et à l’automne ici, dans notre secteur. On n’avait jamais vu un niveau de rivière aussi bas que ça. On a besoin d’eau. J’espère que cette neige-là va remplir les nappes phréatiques, les réservoirs, le lac, parce qu’on en a besoin pour irriguer, explique-t-elle.

Le niveau de l’eau du lac Témiscamingue était beaucoup plus bas que son niveau habituel à l’automne dernier. (Photo d’archives)
Photo : Radio-Canada / Jean-François Perron
La popularité surprenante du curcuma
À la ferme Nordvie, à Saint-Bruno-de-Guigues, au Témiscamingue, la copropriétaire Madeleine Olivier commence la saison avec le gingembre et le curcuma. Ce sont des plans qui sont très très longs à germer, dit-elle.
Ces deux ingrédients sont notamment utilisés dans des jus concentrés qui gagnent en popularité. Madeleine Olivier rapporte que plusieurs clients les consomment pour les bienfaits sur la santé.
J’ai été surprise de voir combien de gens connaissaient le curcuma. Beaucoup plus que ce que je pensais. Le gingembre c’est plus commun parce qu’il est beaucoup plus utilisé en cuisine. Le curcuma, tout le monde est habitué à la petite poudre jaune qui ne goûte pas grand-chose finalement. Je n’ai pas beaucoup d’explications à donner, remarque-t-elle.

Madeleine Olivier commence sa production de gingembre.
Photo : Fournie par Madeleine Olivier
En hiver, les formations et la planification des prochains travaux, comme les autres semis qui seront commencés le mois prochain, remplissent le calendrier.
C’est une façon de valoriser l’espace en serre avec une répartition de la charge de travail qui est compatible avec notre production de fraises ou notre production de légumes. C’est de l’ouvrage qui arrive à des moments où ma main-d’œuvre à la ferme est disponible pour l’entretenir, décrit-elle en parlant du gingembre et du curcuma.
Jade Cazelais, copropriétaire de la ferme JCL Abitibi, espère que la population sera au rendez-vous pour encourager l’achat local et les producteurs de l’Abitibi-Témiscamingue.
On est en pleine planification de saison, souligne Madeleine Olivier. On collabore entre producteurs pour desservir certains points de vente. On s’assure de ne pas mettre tous nos œufs dans le même et de tous cultiver la même chose et d’arriver avec peu de diversité au printemps.

Pendant la saison estivale, les producteurs et artisans locaux se rassemblent dans les marchés publics. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Emily Blais
Les semis à la maison
Pour les jardiniers amateurs, Madeleine Olivier recommande de ne pas démarrer les semis à la maison trop tôt. Même les maraîchers, on ne part pas tous nos semis au même moment, selon les opportunités de transplantation qu’on a, ajoute-t-elle.
Il vaut mieux attendre un petit peu plus tard, que le printemps soit bien installé, que d’avoir des plants trop avancés et être pogné avec ça dans la maison ou sur le bord des fenêtres. Un bon moment, c’est vraiment la mi-mars ou la fin mars pour les jardiniers à la maison, conseille Kamylle Béchard-Plourde, copropriétaire des jardins Tomates & Camomille.
Elle prépare aussi la production pour la dixième saison de l’entreprise.
On est dans le maraîchage biologique, donc on ne peut pas utiliser des semences qui sont traitées contre les maladies de sol, par exemple. Il faut faire une opération qui s’appelle le greffage, qui donne une résistance à nos plans contre les maladies de sol parce qu’on plante toujours dans le même sol, décrit-elle.

Des plants de tomates et d’aubergines sont greffés à d’autres plants résistants aux maladies aux jardins Tomates & Camomille.
Photo : Fournie par Kamylle Béchard-Plourde
Comme à la ferme Nordvie, l’entreprise fait appel à des travailleurs étrangers pour assurer la production. On fournit encore 400 paniers hebdomadaires cette année, indique Kamylle Béchard-Plourde.


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