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France 10/08/2026 14:50 Actualisé le 10/08/2026 14:50
Mehdi Laribi et Djamel Djeha ont été incarcérés en Algérie, à la suite de leurs interpellations respectives, a annoncé Gérald Darmanin.
Par Maëlle Roudaut avec AFP

BASTIEN OHIER / Hans Lucas via AFP
Gérald Darmanin, garde des Sceaux, ministre de la Justice, dans la cour d’honneur du palais de l’Élysée à Paris, en France, le 27 juillet 2026.
Ils sont considérés comme « objectifs prioritaires de la justice française ». Deux narcotrafiquants originaires de Marseille, interpellés récemment en Algérie, y ont été incarcérés, a annoncé ce lundi 10 août le garde des Sceaux Gérald Darmanin, se félicitant de la coopération avec Alger dans ce dossier sensible lié à la DZ Mafia.
Mehdi Laribi, connu sous le surnom de « Tic » et chef présumé de cette organisation criminelle, et Djamel Djeha, « ont été placés en détention provisoire en Algérie à la demande du parquet d’Alger » et « ne sont donc plus sous simple contrôle judiciaire », écrit sur le réseau social X le ministre français de la Justice.
Le Franco-Algérien Mehdi Laribi avait été arrêté le 20 juillet sur exécution d’un mandat d’arrêt de la justice française, puis placé sous contrôle judiciaire, selon les autorités françaises. Le procureur de la République de Marseille Nicolas Bessone s’était alors félicité de l’arrestation de celui qui assumait un rôle « d’importateur » et de « logisticien » au sein du clan.
Djamel Djeha, interpellé lui le 3 août puis placé sous contrôle judiciaire, est pour sa part considéré comme l’un des parrains de la cité de la Castellane à Marseille. Il est l’un des frères de Mohamed Djeha, dit « Mimo », ex-patron du lucratif réseau de trafic de stupéfiants, lui-même arrêté en juin 2023 en Algérie, après des années de traque.
La DZ Mafia contrôle non seulement le trafic de drogue à Marseille, mais ses activités se sont également étendues à d’autres villes de France. Par ailleurs, ses opérations vont au-delà du trafic de drogue, avec des extorsions de commerces ou des « prestations de service » criminelles.
« Collaboration » entre les autorités françaises et algériennes
Gérald Darmanin a remercié dans son message les autorités algériennes et s’est félicité de cette « collaboration au bénéfice de notre lutte commune contre le narcotrafic ». La justice française a formulé une dizaine de demandes d’entraide visant des dirigeants de la DZ Mafia qui se trouveraient de l’autre côté de la Méditerranée.
Les interpellations de ces deux « importants narcotrafiquants » sont intervenues quelques semaines après une visite de Gérald Darmanin à Alger, présentée comme le point d’orgue d’une reprise de la coopération judiciaire entre les deux pays. L’Algérie et la France n’ont cependant pas d’accord d’extradition. Cela signifie qu’aucun des deux pays n’extrade vers l’autre ses ressortissants. Les narcotrafiquants peuvent toutefois être poursuivis en Algérie à la demande des autorités françaises.


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