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Les demandes d’aide alimentaire atteignent un sommet à Rimouski

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Moisson Rimouski-Neigette a offert de l’aide alimentaire à 204 personnes en début d’après-midi jeudi. Il s’agit d’une demande record pour une seule journée de distribution, alors que l’organisme réitère observer une hausse des besoins sur le terrain.

Normalement on devrait être un support à l’épicerie, explique Marie-Ève St-Pierre, la directrice générale de l’organisme. Malheureusement, ce qu’on voit actuellement c’est que, pour beaucoup de gens, on est devenu l’épicerie du mois.

Jusqu'à jeudi, la plus grosse journée que l'organisme avait traversé avoisinait les 150 personnes, précise-t-elle.

Une photo de Marie Ève St-Pierre dans la salle de distribution des denrées.

La clientèle de Moisson Rimouski-Neigette est très variée, et va des étudiants aux aînés, indique Marie Ève St-Pierre.

Photo : Radio-Canada / Alix Villeneuve

Libre-service

Jeudi, l’organisme tenait une journée de libre-service. Il s’agit d’une distribution d’aide alimentaire extraordinaire, que Moisson Rimouski-Neigette tente d’offrir une fois par mois avec ses extras, soit la nourriture encore disponible après la distribution habituelle de ses paniers.

Tous les clients déjà enregistrés auprès de l’organisme peuvent y aller chercher du lait, des œufs, du pain ou des fruits et des légumes.

Ces journées sont plus achalandées que les journées de distribution régulière, toutefois, celle de jeudi l'était davantage. Ça laisse voir ce qu'on nomme depuis longtemps : le contexte socio-économique n'est pas facile, affirme Marie-Ève St-Pierre.

À peine une demi-heure après l’ouverture, on craignait de manquer de nourriture devant la demande, une file de gens s'étendant jusqu'à l'extérieur.

Carole Bérubé est souriante, dans la salle de distribution des denrées.

Carole Bérubé est bénévole et membre du conseil d'administration de Moisson Rimouski-Neigette.

Photo : Radio-Canada / Alix Villeneuve

Ça fait à peu près 15 minutes, on est obligé de diminuer les sacs, parce que, vraisemblablement, on va manquer de légumes et on va manquer de produits laitiers, explique Carole Bérubé, une bénévole.

J’espère qu’on va en avoir pour tout le monde, raconte Pâquerette Minville, employée depuis 25 ans, qui dit observer une aggravation des gens dans le besoin. Avec [le prix] de la nourriture et tout ce qui augmente, les besoins sont plus grands.

Finalement, tout le monde est parti avec au moins deux sacs d'épicerie de denrées, a signalé en fin d’après-midi l'organisme.

Ça bouge beaucoup

Dans la pièce de distribution, un véritable branle-bas de combat s’active.

Un gros plan d'une boîte de lait remplie de pomme. L'arrière-plan est hors foyer.

Les besoins en aide alimentaire sont en augmentation, selon Moisson Rimouski-Neigette.

Photo : Radio-Canada / Alix Villeneuve

Des bénévoles répètent, parfois en criant, les instructions – en particulier la limite de deux sacs par famille, que certains ne respectent pas d’entrée de jeu – pendant que d’autres volontaires multiplient les allées et venues pour remplir les étagères ou accompagner les clients avec des besoins spéciaux.

Ça bouge beaucoup!, lance rapidement Marie-Ève Saint-Pierre entre deux tâches. Peu de clients veulent faire une entrevue, partir avec la nourriture est la priorité du moment.

Une photo de Bruno St-Pierre alors qu'il donne des indications à un conducteur.

Bruno St-Pierre dirige la circulation dans le stationnement de Moisson Rimouski-Neigette.

Photo : Radio-Canada / Alix Villeneuve

À l’extérieur, Bruno Saint-Pierre, dans le stationnement, gère la circulation. Il décrit le sentiment qu’il perçoit auprès de ceux venus dans cette journée, plus chargés que d’habitude.

Il leur manque de tout, explique Bruno Saint-Pierre, entre deux véhicules. Ces gens-là craignent de manquer de quoi.

Un libre-service comme il y a aujourd’hui, c'est un petit surplus sur ce qu’ils peuvent avoir normalement. Mais ce petit surplus, désolé, mais ces gens-là en ont besoin.

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