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Amateurs de gros gibier, à vos fusils. Selon des spécialistes de la chasse sur la Côte-Nord, il semble que la saison soit bonne, cette année, pour le cerf de Virginie comme pour l’orignal.
Sur l’île où le chevreuil est roi, la chasse a commencé en août et la récolte est bonne, assure Daniel Lévesque, chef du service à la clientèle de la pourvoirie Sépaq Anticosti.
Il conseille toutefois aux chasseurs de garder les deux yeux bien ouverts. Il faut changer nos stratégies de chasse pour avoir du succès, prévient-il.
Les précipitations ont quelque peu modifié le comportement des bêtes : plus de pluie rend la végétation plus luxuriante, ce qui incite les chevreuils à se tenir reclus en forêt et à moins fréquenter les plaines. Daniel Lévesque assure cependant que la récolte est bel et bien au rendez-vous.

Le responsable du service à la clientèle et responsable des ventes à la Sépaq d'Anticosti, Daniel Lévesque (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Alban Normandin
L’année dernière, 6500 animaux ont été abattus, selon les statistiques comptabilisées sur le site Internet de la Sépaq. Le billet d’avion, dont le prix a grimpé en raison du coût du kérosène, aura-t-il raison de la passion des chasseurs? Le coût pour monter à bord d’un vol nolisé Mont-Joli–Port-Menier se situe autour de 1400 $, indique Daniel Lévesque. Il demeure convaincu que ceux qui y goûtent une première fois ont la piqûre et reviennent d’année en année, sans égard au prix du billet.
L'orignal répond à l'appel
Sur le continent, il semble que le roi des forêts abonde, lui aussi. Le cheptel est en croissance. Pas en croissance énorme, mais en croissance, souligne le propriétaire de la pourvoirie du lac Cyprès, Charles Pinard. Il se demande même pourquoi ses clients ont autant de chance. Qu’est-ce qui se passe? Je vais m’acheter un 6/49, plaisante-t-il au micro de Côte à Côte, mercredi.
Le quota pour les quatre prochaines années risque d’être atteint plus rapidement que prévu, selon lui.
Si la méthode d’attribution d’alternance entre les années permissives et les années restrictives a été remplacée dans la plupart des régions du Québec, elle est maintenue sur la Côte-Nord. La crainte de Charles Pinard concernant le plan de gestion de l’orignal 2026 ne s’est donc pas concrétisée.
C’est parfait, c’est merveilleux! lance Charles Pinard, pour qui l'avenir ne suscite aucune inquiétude. Les coupes forestières consécutives à l’épidémie de la tordeuse des bourgeons de l'épinette avantagent les chasseurs en stimulant la pousse des feuillus, un mets de prédilection des orignaux. Le propriétaire demeure donc très confiant pour les années à venir, sauf pour ce qui est de la tique, seul facteur susceptible d’affecter les troupeaux, pense-t-il.
Avec les informations de Nicolas Bougeard


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