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La flambée du prix du diesel devient une source de préoccupation grandissante pour les services d’incendie volontaires de la Nouvelle-Écosse, qui dépendent de ce carburant pour faire fonctionner la grande majorité de leurs véhicules.
Dans la province, le prix du diesel oscille autour de 2,60 $ le litre.
Nous faisons face à des prix parmi les plus élevés jamais observés, affirme Rod Nielsen, chef des pompiers volontaires de Brookfield, dans le sud du comté de Colchester, et président de l’Association des services d’incendie de la Nouvelle-Écosse.
Tous les véhicules lourds de sa caserne fonctionnent au diesel.
Budgets déjà limités
Selon M. Nielsen, ces coûts additionnels pèsent lourdement sur des budgets déjà restreints, forçant les services d’incendie à faire des choix difficiles. Les interventions prioritaires et la formation doivent être maintenues, ce qui nous oblige à réduire les dépenses ailleurs, explique-t-il.
Certains services d’incendie vont réduire leur participation à des exercices d'entraide avec les services voisins, tandis que d’autres vont reporter l'achat de matériel jugé moins urgent, précise-t-il.
Le chef des pompiers volontaires de Caribou, Richard Heighton, souligne que le retrait de la taxe d'accise sur le diesel par le gouvernement fédéral a apporté un certain soulagement. Toutefois, cette mesure ne suffit pas, selon lui, à compenser la hausse globale du prix du carburant constatée depuis un an.
Notre budget de carburant va doubler, prévient-il. Le diesel coûte deux fois plus cher que l'an dernier. La facture grimpe d'autant, et l'impact sera inévitable.
Pour boucler ses fins de mois, le service d’incendie de Caribou, dans le comté de Pictou, continue d'organiser des activités de collecte de fonds, comme des soupers au homard et des ventes de débarras.
Hausse du prix du mazout
De son côté, Rod Nielsen précise que l'augmentation du prix du mazout utilisé pour chauffer les casernes accentue la pression financière. Dans la région, ce coût a bondi d'environ 40 %.
Une grande partie des services d'incendie, qu'ils soient grands ou petits, sont chauffés au mazout, et cela représente une part importante des dépenses, indique-t-il. C'est une situation lourde à porter parce que nous n'avons aucune perspective de retour à la normale.
D'après le reportage de Gareth Hampshire, de CBC


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