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Les avis sont partagés concernant la proposition du Parti québécois (PQ) de retirer le Québec du projet de train à grande vitesse (TGV) entre Québec et Toronto. Les résultats du sondage Segma réalisé par Radio-Canada et Le Nouvelliste démontrent que 42 % sont en accord avec cette position, 45 % se disent en désaccord. Le reste des électeurs a mentionné ne pas avoir d’opinion sur le sujet.
Le chef du PQ, Paul St-Pierre-Plamondon, en a fait l'annonce en juin dernier. Il déplore le coût du projet et estime que ces fonds seraient mieux investis dans l'entretien des infrastructures existantes.
Le plus grand appui à cette proposition est apporté par la tranche d’âge de 35 à 54 ans, avec 53 %. Les 18 à 34 ans sont eux aussi favorables à la proposition. À l’inverse, les deux groupes d’âge au-dessus de 55 ans sont en désaccord avec la proposition du PQ.
Globalement, on voit que c’est pratiquement coupé au couteau entre ceux qui sont en accord et en désaccord, indique le chargé de projet chez Segma Recherche, Jonathan Couturier. Selon lui, la question divise en fonction des valeurs et des idéologies des partis.
Quand on croise cette question-là avec les appuis et les intentions de vote, on voit qu’une majorité d’appuis est recueillie au Parti conservateur avec 59 %, même chose au niveau des électeurs du Parti québécois avec 61 %, mentionne-t-il.
À l’inverse, une majorité des électeurs de l’Équipe Christine Fréchette/Coalition avenir Québec (64 %), du Parti libéral (56 %) et de Québec solidaire (54 %) se disent en désaccord.
Le président général de l'UPA, Martin Caron, croit que le TGV n’est pas parmi les priorités au Québec, selon ce qu’un sondage a révélé. Les priorités des gens, puis nous, dans notre sondage, on a demandé c'était quoi les priorités, et, même, d'autres sondages ont été faits sur les priorités, on parle beaucoup plus de santé, on parle de logement, on parle d'éducation, on parle de nos réseaux routiers, c'est dans les priorités ici au Québec. Et loin, mais très très loin derrière, à 6 %, c'est le côté ferroviaire, explique-t-il en réaction au sondage.
M. Caron préfèrerait que l'argent du TGV soit investi dans les infrastructures, malgré que les fonds provenant d'Ottawa pourraient ne pas être redistribués si le projet tombe à l'eau.
La filière batterie aussi divise
Le portrait est assez similaire du côté de la filière batterie. Est-ce que le gouvernement du Québec devrait continuer d’investir dans le développement de la filière batterie? Encore une fois, les électeurs sont partagés : 40 % des répondants estiment que les investissements devraient se poursuivre, 42 % s’y opposent. Ils sont, cette fois, 18 % à ne pas se prononcer.
Les 65 ans et plus sont les plus enclins à poursuivre les investissements avec 56% des votes. Ils sont suivis par les 55 à 64 ans, où 44 % vont dans le même sens. À l’inverse, 58 % des 35 à 54 ans s’opposent à la poursuite des investissements.
Du côté de la Société du parc industriel et portuaire de Bécancour (SPIB), on assure que les investissements à la filière batterie devraient être maintenus. La filière batterie, c’est un des domaines qui nous permet de valoriser nos minéraux critiques et stratégiques, nous avons la chance que le Québec en dispose en quantité importante, ce qui nous donne une position stratégique des plus enviable à l’échelle internationale, mentionne par écrit le président-directeur général de la SPIB, Donald Olivier.
Donald Olivier estime que le soutien gouvernemental peut être financier ou prendre une autre forme, en concluant des partenariats avec des pays alliés pour sécuriser leurs approvisionnements en minéraux critiques.
À surveiller jeudi : la suite du sondage sur le thème de l’immigration.
La méthodologie du sondage
Au total, 503 électeurs de 18 ans et plus inscrits sur la liste électorale et représentatifs de la population régionale ont répondu au sondage Segma réalisé pour le compte de Radio-Canada et du Nouvelliste du 8 au 15 septembre 2026. À titre indicatif, un échantillon entièrement probabiliste de cette taille aurait une marge d’erreur de plus ou moins 4,4 %, calculée selon un intervalle de confiance de 95 %.


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