Le groupe TotalEnergies doit décider ce mardi s'il prolonge ou non le plafonnement des prix dans ses stations. Une décision qui inquiète nombre d'automobilistes, déjà sous pression pour trouver de l'essence.
Alors que le plafonnement des prix de Total doit se terminer ce mardi 7 avril, les automobilistes sont inquiets. Si "aucun risque de pénurie" n'existe actuellement selon la Fédération des Carburants, des déséquilibres persistent entre les stations-service.
"Le soir, on a déjà plus rien"
Celles du groupe TotalEnergies sont prises d’assaut, comme à Lille, où à quelques kilomètres d'intervalle, une station est fermée, quand une autre n'a plus de diesel ni d’essence.
"C'est très compliqué... c’est la troisième station essence que je fais, il n'y a aucun moyen d’avoir du diesel, et je suis à une seule barre", déplore Benjamin, qui doit faire le plein de sa camionnette. "On doit faire des économies un peu partout donc on va au moins cher mais tout est vide. Si ça continue comme ça, je ne vais pas savoir quoi faire avec ma société, si je dois me mettre en standby ou arrêter", s'inquiète-t-il.
Plafonner les prix, c’est bien, mais il faut aussi du volume, ajoute Benjamin. Juste à côté de lui, l’employé de la station observe un balai d’automobilistes, qui viennent et repartent aussitôt. "Il n'y a plus de gazoil excellium, plus de gazoil normal, plus d’essence 95. Il ne reste que de l’éthanol en attendant le camion de livraison", constate ce dernier.
"Le matin, on est réapprovisionné, et le soir on a déjà plus rien", explique ce responsable, qui conclut qu'"il y a tellement de monde que la rue est complètement bloquée dans les deux sens".


2 month_ago
50
























.jpg)






French (CA)