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Les agriculteurs nord-côtiers dénoncent l'inaction de la CAQ et demandent au gouvernement Fréchette de soutenir le développement de l’agriculture en région éloignée. La hausse du prix du carburant, la baisse du cheptel bovin et les changements climatiques font mal aux agriculteurs.
La directrice et fondatrice de la Coopérative de solidarité Gaïa à Pointe-aux-Outardes, Mélodie Desrosiers, ne croit pas que le gouvernement ait de plan pour l'agriculture et encore moins pour l’agriculture en région. Est-ce que le gouvernement a une vision qui va nous permettre de mettre en œuvre nos priorités sur le terrain? C’est ce qu'il manque actuellement , lance-t-elle à l’émission Bonjour la Côte.
La directrice explique que les agriculteurs de la Côte-Nord se concertent actuellement sur les manières d’optimiser leur collaboration afin d'augmenter la production de proximité pour nourrir les gens localement.
Selon le président de la fédération de l’UPA de la Capitale-Nationale-Côte-Nord, Yves Laurencelle, les sécheresses des dernières années conjuguées à la montée du prix du carburant amènent des difficultés supplémentaires pour les agriculteurs. C’est notamment le cas pour la production bovine. Le coût du veau a quasiment triplé au courant des dernières années, affirme Yves Laurencelle en évoquant une pénurie de bœuf en Amérique du Nord.
Pour le président de la fédération, la solution se trouve dans le développement de l’agriculture locale et la construction d'un abattoir en région. Ça va passer par l’achat direct du consommateur au producteur, explique-t-il en précisant que ces solutions demandent des modifications réglementaires de la part de Québec.
Tant et aussi longtemps qu’on n’aura pas d'abattoir, ça va être extrêmement difficile pour le consommateur de savoir d'où vient sa viande.
Yves Laurencelle explique que les normes pour la construction d'un abattoir sont trop élevées, ce qui fait que le projet n'est pas rentable.
Questionné sur les priorités de son gouvernement en matière d'agriculture, le député de René Lévesque, Yves Montigny, affirme que le dossier de l'abattoir est déjà traité par son bureau. Il y a déjà des discussions avec le ministre de l’Agriculture, lance-t-il à l’émission Bonjour la Côte. En entrevue , le député ne s'est pas prononcé davantage sur les inquiétudes des agriculteurs.

Yves Montigny affirme que le dossier des abattoirs est déjà traité par son bureau de circonscription. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Roussel
Yves Laurencelle soutient que le député n’a jamais rencontré son organisation concernant le dossier de l'abattoir. Il affirme toutefois que l’UPA a discuté directement avec le ministère de l’Agriculture à ce sujet.
Yves Montigny explique que le nouveau conseil des régions créé par le gouvernement Fréchette a comme objectif de trouver des solutions sur des priorités qui ont été établies, notamment avec l’assemblée des MRC de la Côte-Nord. Il affirme que d’autres dossiers ont été identifiés comme la baisse démographique.
À partir d’entrevues de Bis Petitpas.


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