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La MRC de Témiscamingue a dévoilé ses priorités pour les candidats en vue des élections provinciales du 5 octobre.
Au menu : Onimiki, l'industrie forestière, le logement, le réseau de fibre optique et la reconnaissance d'un territoire aux réalités distinctes.
Voici les cinq points principaux que portera la MRC auprès des candidats de la circonscription de Rouyn-Noranda–Témiscamingue, sans ordre particulier.
1-Assurer une capacité énergétique suffisante pour soutenir le développement économique
Ici, il est question du projet de centrale hydroélectrique Onimiki. Toujours en attente des études environnementales, le préfet Martin Lefebvre précise que l’estimation des coûts est aussi à venir.
Un point à surveiller de près, selon lui, est la capacité de transport d’électricité. Celle-ci doit être assurée avant une éventuelle construction de 60 mégawatts, signale-t-il.

Le plan de la centrale Onimiki Nord, située à environ 30 kilomètres au nord de Témiscaming. (Photo d'archives)
Photo : Tirée du site web d'Onimiki
Actuellement, il y a déjà une ligne de transport nord-sud, puis il y a déjà des liens entre le Québec et l’Ontario. Comment on est capables d’avoir l’assurance que si on allait de l’avant d'ici quelques années avec ce projet, qu’on aurait la capacité de pouvoir prendre cette électricité et pouvoir la partager?, se questionne-t-il.
Des problèmes ont déjà été soulevés du côté de l’Abitibi, notamment en raison de projets de renforcement des lignes abandonnés en 2022.
On veut être certains que le Témiscamingue fasse partie de ce grand chantier énergétique, ajoute M. Lefebvre.
2-Favoriser la transformation locale des ressources naturelles et soutenir le secteur forestier

L'avenir de l'industrie forestière au Témiscamingue sera certainement à l'ordre du jour lors de rencontres avec les candidats. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Claude Desbiens
L’industrie forestière connaît une période sombre depuis les deux dernières années, avec la fermeture d’une usine de RYAM, des arrêts prolongés et une fermeture de la scierie Béarn. Sans compter la menace des droits de douane supplémentaires qui plane toujours.
Une étude portant sur les possibilités de relance de l’usine de Béarn est toujours en cours par la Société de développement du Témiscamingue, indique Martin Lefebvre.
On a une ressource importante et on veut que le prochain gouvernement tienne en compte que le Témiscamingue, son économie, c’est la foresterie, c’est l’agriculture, c’est le tourisme. Mais là, la partie foresterie, elle est très difficile, insiste-t-il.
3-Répondre aux besoins en logement et en main-d’œuvre

Il manque de logements à bon prix dans la région, fait observer la MRC de Témiscamingue. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Bianca Sickini-Joly
La région a besoin de plus de flexibilité dans les programmes de construction de logements, notamment pour une meilleure attractivité, soutient le préfet Lefebvre.
C’est de leur dire qu’on veut avoir des programmes adaptés qui permettent à nos petits milieux d’être capables de répondre à ces besoins-là, explique-t-il.
La MRC souhaite faire valoir l’importance de soutenir la construction de logements à prix abordables.
4-Renforcer les infrastructures stratégiques et la connectivité numérique
L’an dernier, le Témiscamingue a connu une panne majeure de ses réseaux Internet et cellulaire.
La MRC réclame depuis ce temps une redondance avec l'Ontario, c'est-à-dire un réseau de secours, une autre voie de fibre optique en cas de panne de télécommunications. Sans réseau, il est impossible de contacter les services d’urgence par cellulaire, alors que plusieurs ne possèdent plus de ligne fixe.

Un accident, qui avait sectionné des sections de fibre optique, avait provoqué une panne de télécommunications, en septembre 2025 au Témiscamingue. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Bianca Sickini-Joly
Quand ça arrive, ce sont nos services d’urgence qui tombent sans communication. C’est arrivé dans la dernière année, à deux reprises assurément. On se dit [qu’on doit avoir] un réseau plus fiable, affirme Martin Lefebvre.
5-Faire reconnaître le Témiscamingue comme un territoire stratégique aux réalités distinctes
Depuis la publication de l’étude de la firme Aviseo, c’est connu, l’Abitibi-Témiscamingue donne plus qu’elle ne reçoit de Québec, notamment pour ses infrastructures.
C’est qu’on soit mieux reconnus comme région-ressource, parce qu’on amène beaucoup d’argent au niveau du Québec en fait de PIB. Et souvent, quand c’est le temps d’investir dans nos infrastructures, c’est plus difficile, fait remarquer M. Lefebvre.
La MRC de Témiscamingue veut mettre de l’avant la nécessité d’atteindre une équité qui touche par le fait même le projet de piscine à Ville-Marie.

Estimé à 18,6 millions de dollars, le projet de complexe aquatique à Ville-Marie nécessite l'appui financier de la communauté pour être réalisé, en attente d'une réponse pour une subvention. (Photo d'archives)
Photo : Gracieuseté d'Architecte Duquette
Je donne l’exemple du Complexe des Eaux profondes : est-ce qu’on a le droit de penser que nos enfants, nos familles les fins de semaine, nos personnes aînées, puissent bénéficier d’une infrastructure qui existe ailleurs?, lance Martin Lefebvre.
D’autres enjeux figurent dans les priorités de la MRC de Témiscamingue, dont la santé. Le préfet veut aussi aborder avec les candidats les questions de recrutement dans les hôpitaux, de soins de santé de proximité et d’autonomie locale.
En éducation, la difficulté de recruter du personnel qualifié retient aussi l’attention de la MRC, en plus de l’agriculture et de l'accaparement des terres agricoles.


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