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DÉCRYPTAGE - Après la victoire historique du RC Lens face à l’OGC Nice (3-1), vendredi, en finale de la Coupe de France, retrouvez ce qui a retenu l’attention de notre journaliste présent au Stade de France.
COUPS DE CŒUR
Lens écrit sa propre histoire
Le Racing Club de Lens n’aurait pas pu rêver mieux comme cadeau d’anniversaire. Pour les 120 ans du club, le club artésien s’est offert en cette saison 2025-2026 une 2e place de Ligue 1 - synonyme de qualification pour la prochaine campagne de Ligue des champions - et une Coupe de France. La première de son histoire. Après trois échecs en 1948, 1975 et 1998, les Lensois avaient à cœur de briser la malédiction. En s’imposant ce vendredi au Stade de France face à l’OGC Nice (3-1), le RCL entre un peu plus dans l’histoire du football français. Pour le plus grand plaisir des amateurs du ballon rond.
Florian Thauvin le héros
Arrivé l’été dernier dans le Nord, Florian Thauvin n’est pas prêt d’oublier son retour en France. Ni ce 22 mai 2026. Auteur du premier but de la rencontre et d’une passe décisive pour Odsonne Edouard, le numéro 10 lensois a été le héros de cette soirée historique. Le champion du monde 2018 a porté les siens pour ramener la Coupe de France à Lens, pour la première fois de l’histoire du club. Dès le début de la rencontre, Thauvin amenait la hargne à son équipe, récupérant un ballon dans le camp niçois, puis un deuxième cinq minutes plus tard. Le récital débutait. Et concluait la dynamique lensoise, en inscrivant le but libérateur pour lancer les Sang et Or. Il récidivait vingt minutes après, cette fois-ci dans la peau de passeur décisif pour Odsonne Édouard. Une prestation de champion du monde, qui lui a valu d’être récompensé homme du match. Amplement mérité. Une grande performance saluée par son entraîneur Pierre Sage. «J’ai bien aimé son match. Il a été décisif de deux manières différentes. Il donne de l’allant, du rythme au jeu. Il arrive à attirer le public, à faire en sorte que dans les moments où ça se calme, tout le monde se reconnecte au fait qu’on a besoin d’eux pour gagner le match. On voit quelque part qu’il a de l’expérience pour gagner des titres. C’est important pour nous qu’il nous aide sur ce chemin-là parce qu’on était très peu expérimenté dans l’effectif sur ce plan», a détaillé le coach de 47 ans en conférence de presse. La classe.
L’attaque lensoise déroutante
Si Florian Thauvin a surnagé au Stade de France, il a pu également compter sur ses compères de l’attaque pour briller. À l’instar d’Allan Saint-Maximin, qui a été plus que remuant dans la défense niçoise. L’ailier français a fait vivre un calvaire aux défenseurs adversaires, dans la percussion et les changements de direction. Sa complémentarité avec Mamadou Sangaré a été d’une importance capitale dans la victoire lensoise. Mais il n’a pas été le seul à être décisif. On a pourtant l’habitude qu’Odsonne Édouard marque de la tête après un centre de Matthieu Udol. Cette fois, c’est Florian Thauvin qui s’est mué en passeur. L’attaquant de pointe, en plus de son but capital pour faire le break, a été important dans le jeu. À noter également la participation à la fête de l’entrant Abdallah Sima, qui a clôturé tout suspense en inscrivant le troisième et dernier but du RCL.
Robin Risser, l’Amérique l’attend
Est-ce de voir son nom sur la liste de Didier Deschamps pour la Coupe du monde qui lui a donné des ailes ? À 21 ans et après sa première saison en Ligue 1, Robin Risser ne cesse d’impressionner. Il est l’un des partisans de la réussite artésienne cette saison, et de cette finale de Coupe de France. Appliqué, toujours concentré, le numéro 40 des Sang et Or a même brillé lors de ses ressortis de balle au pied. S’il ne peut trop rien faire sur la réduction du score de Nice, ce sont cinq arrêts à noter pour celui qui découvrira le groupe des Bleus dans quelques jours. La succession en équipe de France s’annonce radieuse.
Ismaëlo Ganiou ne cesse d’impressionner
Un match qu’il n’est pas prêt d’oublier. Et les supporters lensois non plus. Né en 2005, le pur produit du centre de formation de Lens a réalisé un match plein, repoussant le peu d’incursions niçoises. Si l’entame de match a été compliquée pour les Lensois, le défenseur central s’est montré solide, ouvrant les portes du paradis à ses coéquipiers. C’est lui qui a maintenu la défense dans les cinq premières minutes. Une performance de haute volée, pas étonnante pour son entraîneur. «Ce sont des joueurs qui sont jeunes, mais qui sont aussi performants. Ils ont ces deux caractéristiques-là et c’est ça qui fait un moment donné qu’ils jouent», a détaillé Pierre Sage en conférence de presse avoir été questionné sur le centre de formation.
La ferveur sang et or
«Les supporteurs sont tout aussi importants que nous», confiait au Figaro Florian Sotoca, le capitaine du RC Lens, quelques jours avant la finale. Cela a pris tout son sens ce vendredi soir. Quelle ferveur. Et quel spectacle proposé par ceux qui avaient investi à plus de 75 % le Stade de France. Deux heures avant le coup d’envoi, le mur rouge et jaune lançait les hostilités. Cela s’intensifiait un peu plus lorsque la Garde Républicaine entrait sur la pelouse. Le premier «Coron» retentissait dans l’enceinte. Frisson. Les supporters commençaient leur mission. Ils auront guidé les joueurs tout du long de la rencontre, jusqu’à l’apothéose. Le tifo déployé par les supporters avant la rencontre mentionnait «Ce soir, entrez dans l’histoire du club». C’est désormais chose faite. Lens écrit une nouvelle page dans son livre, et pas n’importe laquelle.
COUPS DE GRIFFE
Nice, ce n’est décidément pas leur année
Le cauchemar se poursuit. Et pourrait encore plus s’accentuer. 16e de Ligue 1 à l’issue du championnat, l’OGC Nice voulait s’offrir un peu de réconfort au Stade de France. C’est loupé. Avant d’entamer ses barrages pour rester dans l’élite du football français face à Saint-Étienne (mardi et vendredi), les Niçois sont tombés face à la machine lensoise. Menés de deux buts, le jeune (17 ans) Djibril Coulibaly entretenait l’espoir pour les Niçois juste avant la pause. Espoir vite anéanti. Résultat de cette soirée, une poursuite vers l’enfer. Pourtant, selon Claude Puel, l’entraîneur du GYM, «Nice a mérité autant que cette équipe de Lens». Il s’explique : «Je pense qu’on a été à la hauteur de l’événement. On a fait une très bonne entame. On a beaucoup bien mieux réussi que cette équipe de Lens et encaisser ce premier but était cruel. Le deuxième but également pourrait être évité, mais il fait mal. On fait un gros match et je pense que la différence s’est faite parce qu’on n’a pas été assez clinique dans toutes les situations. C’est encore plus frustrant en réalisant cette prestation de ne pas être allé au bout.
Dès le métro, sur les coups de 18h, les supporters de Nice haussaient déjà le ton. «On va en Ligue 2, on va en Ligue 2», ironisaient-ils. Espérons pour eux que ce ne soit pas le cas. Réponse mardi pour la première manche face à l’ASSE, avec un sursaut d’orgueil attendu. «Dès demain, on va basculer sur ce qui est le plus important avec la double confrontation face à Saint-Étienne. Il faudra reproduire ce genre de prestation dans tous les paramètres parce qu’on a été intéressant dans le jeu, dans l’aspect athlétique, dans le duel. On a fait un match plein et dans quatre jours, on sera présents à ce niveau-là et ça sera très bien», prévient Claude Puel. Le rendez-vous est donné.
Encore des incidents pitoyables
Les scènes de chaos avaient débuté la veille. Une centaine de supporters niçois avaient semé la panique dans les rues de Paris, avant que 65 d’entre eux ne soient interpellés et placés en garde à vue. Ce n’était que le début de scènes dégoûtantes. Avant la rencontre, aux abords du Stade de France, des supporters de l’OGC Nice s’en sont pris véhément à… un père et son fils lensois. Minable. Venus en minorité par rapport aux supporters nordistes, à quel carnage aurons-nous eu le droit s’ils étaient plus ?
Maxime Dupé loin d’être brillant
Gardien remplaçant derrière Yehvann Diouf, Maxime Dupé a connu une sale soirée. Contrairement à son homologue lensois, Robien Risser, le portier niçois n’a pas brillé. Et loin de là. S’il n’a pas été aidé par sa défense, notamment par son capitaine brésilien Dante, il faut dire que sa prestation reste désastreuse. En ne faisant... aucun arrêt du match (0/3), il n’est pas honteux de qualifié sa rencontre comme tel. Un match à oublier, avant de recharger les batteries pour un tout autre défi.
Lens-Nice : ferveur lensoise, Macron chahuté, Thauvin brillant... La finale de la Coupe de France en images
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