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Par Le Figaro avec AFP
Le 22 mai 2026 à 21h42
Vêtus d’un tee-shirt et d’une écharpe «Free Gleizes», la mère et le beau-père du journaliste détenu en Algérie ont donné le coup d’envoi fictif de la finale de la Coupe de France, devant les 76.000 spectateurs du Stade de France.
Passer la publicité Passer la publicitéLes parents du journaliste sportif Christophe Gleizes, détenu depuis bientôt un an en Algérie, avaient appelé le monde du football à œuvrer à sa libération : ils ont donné vendredi le coup d'envoi symbolique de la finale de la Coupe de France, une rareté dans un univers peu enclin à prendre position.
Vêtus d'un tee-shirt et d'une écharpe «Free Gleizes», la mère et le beau-père du reporter ont donné le coup d'envoi fictif de la finale de la compétition, organisée par la Fédération française de football (FFF), sous les applaudissements nourris des 76.000 spectateurs du Stade de France. «C'est un grand honneur», a déclaré à l'AFP avant la rencontre la mère du reporter, Sylvie Godard. Il «se sentira encore plus fort lorsqu'il apprendra que la France du football et ses supporters lui ont dédié ce grand moment».
Le journaliste de 37 ans a été arrêté en mai 2024 en Algérie dans le cadre d'un reportage en Kabylie. Condamné à sept ans de prison pour «apologie du terrorisme», sa peine a été confirmée en appel en décembre. Sa famille demande désormais une grâce du président algérien Abdelmadjid Tebboune. RSF, qui chapeaute son comité de soutien, a salué «l'engagement sans faille» de la FFF en faveur du journaliste.
Finaliste avec le RC Lens, l'OGC Nice a été le premier club professionnel à se mobiliser publiquement pour le journaliste qui écrit notamment pour le magazine So Foot, en relayant dès juillet 2025 une pétition. Une volonté de défendre «la liberté de la presse et le respect des droits fondamentaux de l'être humain», explique à l'AFP Virginie Rossetti, directrice de la communication.
Lens aussi a voulu «mettre au centre du terrain un emprisonnement qu'on ne peut tolérer», avait déclaré son directeur général Benjamin Parrot, mi-avril sur la chaîne Ligue 1+, avant un match amical dédié au journaliste dont une partie des recettes a été versée à RSF.


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