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Le yoga, c'est pas du sexe, voyons

3 week_ago 23

         

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Il y a quelque temps, en furetant sur Pinterest devant des photos de yogueuses, ou adeptes du yoga de sexe faible (féminin), nous avons eu l’idée d’écrire un article sur cette pratique qui touche énormément de Françaises.

Soyons clairs : on n’y connaît rien, mais on apprécie les femmes souples. Attendez ! On veut dire qui pratiquent un sport doux, pas du MMA, du foot de banlieue (très différent du foot classique en terme d’engagement et de troisième mi-temps, où il faut courir très vite sans passer par la case vestiaire) ou du free solo.

Quand soudain, le Ciel est venu nous apporter la Lumière : un bouquin à base de sexe et de yoga, de violences et d’emprise, tout ce qu’on aime. Chroniquer, pas pratiquer, attention. Ici on fait très gaffe avec les femmes, la moindre parole un peu olé olé, et c’est la taule, donc on la joue reptile, bestiole rampante. On fait taqîya.

La fille pas drôle s’appelle Élodie et a écrit, Seigneur ce titre bateau, La Face cachée du yoga, qu’on n’a pas lu, car on a le Survivalisme de PSG à finir. OK, on est en retard, mais on peut pas tout faire. On voudrait vous y voir, vous, devant la bibliothèque Kontre Kulture, ses centaines de références, toutes aussi excitantes les unes que les autres.

C’est bien simple, on croirait un drogué à Amsterdam devant les petits sachets d’herbe ou de shit, de provenances exotiques, aux goûts paradisiaques... Il paraît que ça existe, une telle boutique. Nous on déteste les paradis artificiels, on préfère l’enfer réel. Et maintenant, le pitch par L’Obs  :

Pratiqué par 300 millions de personnes dans le monde, dont un Français sur cinq, le yoga jouit d’une excellente réputation. Mais cette discipline, notamment enseignée par des hommes célèbres et charismatiques, n’est pas exempte de rapport de pouvoir et de domination. Un cadre qui favorise l’emprise psychologique et les violences sexuelles du « maître » sur son élève, accentué par l’absence totale de régulation. C’est ce que révèle la journaliste Élodie Emery, qui a longtemps enquêté sur ces « Harvey Weinstein du yoga ».

Tu m’étonnes, un maître, un gourou, une bande de meufs obéissantes et bien roulées, des exercices à la fois sensuels et spirituels (ah ah, le bon prétexte pour se tortiller par terre), des collants ultramoulants aux couleurs vives (attirer le papillon mâle) qui ne cachent rien du corps, des mouvements lascifs, des soupirs, des respirations hachées... Sans déconner, comment voulez-vous que ça ne bascule pas dans la Chose ?

La Élodie en question a enquêté au cœur des mouvements bouddhistes, y en a plein en France, on est quand même un pays de femmes baba cool, de ce point de vue ça n’a pas beaucoup bougé depuis 68, et à la place de la fusion entre la Très Haute Spiritualité et des mouvements gracieux, elle a découvert de grosses mains au cul. Honnêtement, c’était pas la peine d’enquêter si longtemps, vu le nombre de paumées de gauche qui viennent y trouver du réconfort... et un maître.

Eh oui, c’est instinctif chez pas mal de femmes, même chez les gauchistes, les féministes, les flippées, ce besoin animal d’appartenir, d’obéir à un mâle. D’ailleurs, elles n’ont pas l’air de trouver ça anormal, contradictoire avec leur idéologie, les femmes sont capables de tout faire fusionner en elles, le yin, le yang et le yangin (euh, oui, la troisième voie, de Batskin, dit Serge Ayoub).

Malheureusement, ou heureusement pour certaines, le Maître, le Gourou, le Dominant parfois, à l’image de Lacan qui sautait ses (jolies) clientes, eh bien il se souvient qu’il n’est pas qu’un dieu mais aussi un homme, avec des désirs, et puis ces hormones féminines qui saturent l’espace, ces créatures qui se roulent par terre comme des chattes en chaleur (on n’a jamais vu de séance de yoga mais on suppose)...

Nous, sérieusement, il faudrait nous attacher comme Ulysse à un pylône dans la salle pour prodiguer le cours, avec interdiction de voir les femmes en action, un bandeau noir sur les yeux, et de les toucher, évidemment. Tenez, un cours de yoga en distanciel, du zoom-yoga. Le suggestif, y a rien de pire, pour nous c’est même pire qu’un porno avec Ovidie, qu’on trouve pourtant très attirante (mais elle nous déteste depuis un article, pourtant assez travaillé, sociologiquement parlant).

Assez parlé, passons aux images moyennement subliminales.

« Je fais rentrer mon nombril vers ma colonne vertébrale et je contracte mon anus, mon sexe, mon périnée. »

Attendez, on va essayer d’en trouver une avec plus de nichons, ou une plus sensuelle, car celle-là on dirait un instructeur de Marines. Celle-ci a l’air plus douce, et les hommes préfèrent la douceur. On aime bien quand elle fait tourner le cerceau imaginaire autour de ses hanches, et ça la fait rire.

Il paraît que ces positions ont des noms, souvent imagés, exotiques, genre fleur de lotus, étang marsupial, barrage EDF sur le Yangtsé, nénuphar en plastoc, peu importe.

Désolés, faut qu’on coupe, y a bobonne qui rentre du yoga ! Elle a intérêt à savoir contracter son périnée pour atteindre le septième chakra, sinon elle va prendre cher.

Puisqu’on parle d’Ulysse et de tentation...

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