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Politique 09/02/2026 20:01 Actualisé le 09/02/2026 20:06
Emmanuel Macron devrait officialiser en Conseil des ministres la nomination d’Amélie de Montchalin à la présidence de la Cour des comptes.

ALAIN JOCARD / AFP
France's Public Accounts Minister Amelie de Montchalin attends a debate session on the draft budget law for 2026 at the Assemblee Nationale, France's Parliament lower house, in Paris early on November 22, 2025. (Photo by Alain JOCARD / AFP)
De quoi saluer les efforts qu’elle a déployés ces derniers mois pour permettre au budget 2026 d’atterrir. Selon des informations du Figaro, confirmées par des sources au sein de l’exécutif à l’AFP, Emmanuel Macron va nommer Amélie de Montchalin, actuelle ministre des Comptes publics, à la tête de la Cour des comptes. Première femme à la tête de l’institution, elle y remplacera, à 40 ans, Pierre Moscovici qui a rejoint en 2026 la Cour des comptes européenne.
C’est une belle nomination, mais aussi une belle revanche pour cette ministre macroniste qui fait partie des plus fidèles du chef de l’État. Nommée ministre de la Transition écologique en 2022, elle est forcée de rendre son maroquin quelques mois à peine après sa nomination.
Elle vient alors de perdre lors les législatives dans la 6e circonscription de l’Essonne, battue par le socialiste Jérôme Guedj. Entre eux nulle amertume, puisque c’est avec lui et avec d’autres ténors socialistes, comme le raconte en détail ce week-end l’Opinion, qu’Amélie de Montchalin et Sébastien Lecornu ont négocié pied à pied à la non-censure des roses sur le PLF 2026.
Revenue à la table des ministres sous François Bayrou en 2024, la native de Lyon a d’abord formé un solide duo avec Éric Lombard, avant de devenir l’un des visages politiques récurrents de la séquence budgétaire de la rentrée.
De la suppression des jours fériés proposés par François Bayrou, à la joute parlementaire sur la taxe Zucman, Amélie de Montchalin a, aux dires des nombreux portraits qui lui ont été dédiés ces derniers mois dans la presse, effectué une véritable « mue » politique.
Ses qualités de « bosseuse », de pédagogue, ainsi que sa pugnacité sont saluées y compris dans les rangs de la gauche. « Amélie de Montchalin, elle, est apparue solide, même si elle est plus technique que politique. La patronne du budget dans l’Hémicycle, c’est elle », glissait à nos confrères du Monde le président du groupe socialiste à l’Assemblée Boris Vallaud, alors que même l’élu Insoumis Hadrien Clouet évoquait dans le même portrait une « des rares ministres compétentes », « dans un océan de médiocrité ».
Pas question pour autant pour le député de Haute-Garonne d’adouber cette nomination à la tête de la Cour des comptes. « Quand tu as perdu 60 milliards € d’argent public, mais que tu es promue », ironise ainsi le même Hadrien Clouet sur X ce lundi 9 février, en relayant l’article du Figaro. Son collègue Thomas Portes s’indigne lui d’un nouvel « épisode » de « la République des copains ». La nomination d’Amélie de Montchalin devrait être officialisée ce mercredi en Conseil des ministres.


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