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Depuis bientôt 30 ans, le Tremplin de Dégelis offre aux artistes de la relève du Nouveau-Brunswick l'occasion de lancer leur carrière dans les arts de la scène.
Cette semaine, la 26e édition de ce concours accueille une vingtaine d’artistes de la relève en chanson et en humour.
Bien que la plupart des participants qui montent sur scène sont du Québec, trois des participants de cette année sont originaires du Nouveau-Brunswick.

Olivier Ouellet est fébrile en pensant au Tremplin de Dégelis.
Photo : Radio-Canada / Yves Levesque
C'est notamment le cas d'Olivier Ouellet. L'interprète de Lac Baker dit attendre chaque année le Tremplin de Dégelis avec impatience.
La première fois que j’ai monté sur une scène, c’est ici au Tremplin, dit Olivier Ouellet.
La semaine que durent les activités du Tremplin de Dégelis offre aux jeunes artistes émergents une vitrine importante et plusieurs heures de formation avec des professionnels de la chanson et de l'humour, des outils importants pour développer la relève, croit la directrice générale du Tremplin de Dégelis, Chantal St-Laurent.
C'est vraiment une pépinière d'artistes, on leur donne des outils pour pouvoir poursuivre vers une carrière professionnelle, dit-elle.

Chantal St-Laurent est la directrice générale du Tremplin de Dégelis.
Photo : Radio-Canada / Pier-Olivier Busque
Ces formations permettent aux participants de grandir, ajoute Olivier Ouellet, qui en est à sa 5e participation au concours.
Quand je regarde le petit Oli, je suis comme :"olé wow!" T'as aucune idée de ce qui t'attend, mais t'as tellement fait de chemin. Les formateurs, les formations, c'est top notch. Tu en apprends toujours en venant ici, raconte l'artiste.
Le jeune homme de 22 ans n'est pas le seul artiste du Madawaska à avoir pu profiter du Tremplin de Dégelis.
Maude Cyr-Deschênes, Alexandre Dionne et Jason Guérette figurent parmi les artistes de la région connus sur la scène nationale qui ont, au fil des ans, utilisé ce concours comme tremplin vers une carrière professionnelle.
Pour Olivier Ouellet, la proximité entre Dégelis et le Madawaska lui a permis de se développer comme artiste.
Pour moi, les frontières n’existent pas. Les cultures québécoise, acadienne et brayonne ont toutes laissé leur empreinte sur l’artiste que je suis, explique-t-il.
Olivier vient de terminer un baccalauréat en théâtre musical en Ontario. La chanson et l’interprétation demeurent un créneau qu’il souhaite développer.
En 2023, il a été lauréat dans la catégorie interprète 18 ans et moins du Tremplin. Cette année, le natif de Saint-Léonard souhaite percer dans la catégorie 18 ans et plus.
Un brayon sur scène, plusieurs en coulisses
La présence brayonne au Tremplin ne se limite pas qu’aux artistes. Depuis 2021, la sonorisation et l’éclairage de l’événement sont assurés par Sono Cléfs, une entreprise du nord-ouest du Nouveau-Brunswick.
On est trois Brayons et on est tous là depuis plusieurs années. On est pas loin, c'est 20 minutes, c'est pour ça qu'on aime ça. C’est devenu un gros contrat annuel pour nous, on est là 2 semaines de temps, dit Max Collin, gérant de Sono Cléfs.

Max Collin, gérant de Sono Cléfs, une entreprise établie à Edmundston.
Photo : Radio-Canada / Allyson Dubé
Sur scène comme en coulisses, le Madawaska continue de laisser sa marque au Tremplin de Dégelis.
L’événement se poursuit jusqu’au 18 mai et attire près de 4000 spectateurs chaque année dans cette communauté frontalière.


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