NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Les auditeurs s’interrogent sur la couverture de l’affaire Epstein sur franceinfo. Pour leur répondre, Richard Place, directeur de la rédaction et Thomas Pontillon de la cellule vrai ou faux.
Publié le 07/02/2026 13:00
Temps de lecture : 5min
La justice américaine a rendu publiques 3 millions de pages du dossier Epstein. (VLADISLAV NEKRASOV / MAXPPP)
Le ministère américain de la Justice a publié il y a une semaine plus de 3 millions de pages du dossier Epstein, comprenant 2.000 vidéos et 180.000 images, essentiellement pornographiques. Une masse documentaire considérable. Pour savoir de quelle manière la rédaction de franceinfo a traité ce dossier, Emmanuelle Daviet a invité Thomas Pontillon de la cellule vrai ou faux, et Richard Place, directeur de la rédaction.
Emmanuelle Daviet : Comment a travaillé la cellule vrai ou faux de franceinfo face à un corpus de plusieurs millions de documents, dont l’analyse nécessite du temps, des moyens et des vérifications rigoureuses ?
Thomas Pontillon : Il n’y a pas de formule magique, cela prend du temps. Lundi, on s’y est mis à 5 journalistes, de la cellule vrai ou faux mais aussi de l’agence de vérification, et on a épluché un par un les documents. Moi, par exemple, je me suis occupé des documents où Jack Lang était mentionné. Il y en avait plus de 700. Pour vous donner un ordre d’idée, cela m’a pris à peu près 3 heures pour les lire, les consigner. À 5 journalistes, en une journée, on a épluché entre 5.000 et 10. 000 documents.
Ce n’est à la fois pas beaucoup, sur 3 millions de documents au total, et en même temps c’est quand même considérable. Pour limiter le champ de nos recherches, on s’est cantonné aux personnalités politiques françaises : Jack Lang, Emmanuel Macron, Marine Le Pen, ou alors à des lieux : Saint-Tropez, Paris, Deauville, etc. Et on a continué à travailler dessus tout au long de la semaine, avec d’autres informations qu’on a pu sortir, mais l’entièreté des documents reste encore à éplucher.
Dans une affaire aussi sensible, avec des violences sexuelles et impliquant des victimes parfois mineures, quels critères permettent de décider ce qui relève d’une information publiable et ce qui doit rester à l’état d’hypothèse ?
Richard Place : En fait, c'est le ministère de la Justice américain qui a choisi de rendre publics ces 3 millions de documents. Notre travail à nous – c’est ce qu’a fait Thomas Pontillon avec son équipe – est de s’en emparer et de regarder à l’intérieur de ces documents ce qui peut présenter un intérêt journalistique, un intérêt pour le grand public. Quand les acteurs (de ce que l’on trouve dans ces documents) sont encore en vie, de tenter de les contacter, d’avoir leur version des faits, leurs précisions.
Il s'agit de comprendre pourquoi ils se retrouvent dans ces documents, parce qu’il y a des personnes dont le nom apparaît simplement parce qu'elles ont reçu des e-mails de la part d’Epstein, sans lui répondre ou en déclinant toute offre de contact. Leurs noms émergent aussi dans un univers qui nous dépasse : celui des réseaux sociaux. Donc nous, médias plus traditionnels, (présents aussi sur les réseaux sociaux avec des journalistes professionnels), nous avons pour mission de pouvoir dire aux gens qui fréquentent ces réseaux : "Vous avez vu ce nom-là, mais il n’y a rien sur lui dans le dossier Epstein". Cela permet d’éviter les fantasmes et les fake news.
Quelles précautions éditoriales prenez-vous quand une personnalité est citée dans ce dossier sans être mise en examen ou poursuivie ? À quel moment franceinfo estime qu’un nom peut être rendu public et à quelles conditions ?
Richard Place : Cefrtains noms, effectivement, émergent dans notre environnement. Nous ne pouvons pas faire comme s’ils n’existaient pas. Donc on s’empare de ces sujets-là. Thomas Pontillon le disait, on s’est beaucoup, et même quasi uniquement, concentré sur les noms des Français, par exemple Jack Lang dont on parle beaucoup depuis le début de la semaine. On a aussi testé des noms et des lieux pour voir ce qui pouvait en ressortir.
Tout ce travail journalistique ne concerne pas que la cellule vrai ou faux, on a aussi sollicité notre correspondant aux États-Unis. On a mis en branle une bonne partie de la rédaction pour ensuite examiner ces informations-là et voir ce que l’on pouvait raconter en fonction de ce qui est dans ces documents, mais aussi des actions judiciaires qui ont pu être mises en place, et des nouveaux témoignages qui peuvent émerger.
Il y a des noms, des personnalités, qui ne sont pas encore sortis mais dont on entend parler. Nous les contactons pour voir ce que l’on peut tirer de ce fil-là, s’il y a une histoire à raconter. Certains peuvent vouloir parler pour dire qu’ils ont croisé Epstein, dont on sait qu’il est un criminel. Car il reste plein de zones d’ombre dans cette affaire.
Voir tous les contenus Transparence


4 month_ago
50



























.jpg)






French (CA)