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Originaire de Gaillon, il faisait prospérer son trafic de drogue en Bretagne. L'homme a vu son affaire s'arrêter à la suite d'un contrôle routier. Il roulait sans permis.
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Par Rédaction L'Impartial Publié le 17 oct. 2026 à 5h56
Un automobiliste sans permis, originaire de Gaillon (Eure), a été condamné en comparution immédiate mercredi 16 septembre 2026, devant le tribunal correctionnel de Nantes (Loire-Atlantique), pour avoir alimenté un petit trafic de stupéfiants dans sa commune. Florent avait en fait été trahi par sa « vitesse inadaptée » le 2 mai 2026 vers 14h15 à Saint-Herblain (Loire-Atlantique), près de Nantes, alors qu’il roulait en direction de Vannes (Morbihan). Les policiers s’étaient alors aperçus que le permis de conduire de cet homme né à Rouen (Seine-Maritime) et qui a vécu à Gaillon était « suspendu » depuis 2012…
Mais c’est surtout « l’odeur persistante de cannabis » qui les avait intrigués ; cet habitant de la rue de la Motte leur avait alors « spontanément » remis un pochon de cannabis et une « importante somme » de 2 200 € « destinée à l’achat de cannabis ». Son fournisseur était dénommé « Premier Ministre » dans son répertoire téléphonique mais il n’a pas donné son nom.
La spirale jusqu’au trafic
Cet homme de 35 ans, qui habite aujourd’hui à Martigné-Ferchaud (Ille-et-Vilaine), a simplement expliqué s’être lancé dans le trafic de stupéfiants car il s’est « retrouvé à la rue » avec sa femme et ses trois enfants, après avoir tenté de refaire leur vie en Nouvelle-Calédonie.
« Fin 2024, j’ai quitté la France pour aller là-bas, ils étaient en pleine guerre civile… Mais le collègue qui nous hébergeait a changé les serrures et a profité que je sois parti à un entretien [d’embauche] pour nous piquer nos sous et nos billets d’avion »,
« Quand nous sommes revenus en France, j’ai tout de suite retrouvé un emploi en CDI dans le 35 auprès de mon ancien patron mais je n’arrivais pas à m’en sortir », a-t-il expliqué aux juges.
« C’était donc une manière de se faire rapidement de l’argent. » Florent avait effectivement trouvé « une vingtaine » de clients à Martigné-Ferchaud, qui compte 2 600 habitants.
« Un contrat de confiance » avec la justice
Lui-même avait « une consommation très importante » de cannabis – il en fume depuis qu’il a « 11 ans », quand il est « entré en conflit avec sa famille » en Normandie – et « occasionnellement » de cocaïne. « Le cannabis, je l’ai toujours connu à côté de moi, il était banalisé », a admis sans détours Florent.
Le procureur de République avait requis neuf mois de prison ferme à son encontre, sous forme de détention à domicile sous surveillance électronique (DDSE), et neuf autres avec sursis probatoire au vu de ses « multiples condamnations antérieures en lien avec les stupéfiants ». Une interdiction de conduire tout véhicule à moteur pendant deux ans et la « confiscation » des 2 200 € retrouvés dans sa voiture lors de son contrôle à Saint-Herblain avaient aussi été réclamées.
Le « débat » avait il est vrai déjà été « houleux » devant le juge des libertés et de la détention (JLD) pour savoir si son client devait être incarcéré ou non avant son procès, a convenu l’avocate de la défense, Me Flora Touron. Mais cet homme qui s’est « retrouvé très clairement sous les ponts » à un moment de sa vie a passé un « vrai contrat de confiance avec l’institution judiciaire », même s’il va devoir encore « combattre ses démons pendant un certain temps ».
Le tribunal correctionnel de Nantes a finalement condamné l’ancien habitant de Gaillon à douze mois de prison avec sursis probatoire, ce qui l’obligera pendant deux ans à suivre des soins addictologiques et psychologiques. Son permis de conduire a été formellement « annulé » et il aura interdiction de repasser les épreuves avant six mois. « C’est encore une peine d’avertissement, peut-être l’ultime : je ne doute pas que la question de l’emprisonnement ferme se posera avec une certaine acuité si vous revenez devant la justice », l’a d’ores et déjà prévenu la présidente du tribunal correctionnel de Nantes.
GF (PressPepper)
Pour rappel, toute personne suspectée ou poursuivie est présumée innocente tant que sa culpabilité n’a pas été établie. Les condamnations en première instance ne sont pas définitives, puisque susceptibles d’appel.
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