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Le tour du monde du ballon

L’épisode 4 sera disponible prochainement.

Le tour du monde du ballon

L’épisode 4 sera disponible prochainement.

Un mois avant le coup d’envoi de la Coupe du monde 2026, des correspondants du « Monde » racontent une facette de la relation de leur pays avec le ballon rond.

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LETTRE DE MADRID

David Cebollada est tombé dedans quand il était petit. Les yeux rivés sur son téléviseur, il a 12 ans quand le Mexique accueille la Coupe du monde de football en 1986. Devant son écran, il se promet qu’un jour, lui aussi y sera. « Je me disais que j’irai vivre ça en direct », se souvient-il. Quarante ans plus tard, ce policier de Saragosse, président de la Marea Roja, l’association de supporteurs (peña) de la sélection espagnole, boucle ses valises pour son cinquième Mondial consécutif – organisé conjointement par les Etats-Unis, le Canada et le Mexique –, après l’Afrique du Sud, le Brésil, la Russie et le Qatar. Et pour lever toute ambiguïté sur l’ampleur de sa passion, il glisse : « J’ai appelé mon fils Diego Armando [en référence au mythique footballeur argentin Maradona], c’est vous dire. »

L’équipe d’Espagne entrera en lice le 15 juin 2026 à Atlanta contre le Cap-Vert, affrontera l’Arabie saoudite le 21 dans la même ville, avant de défier l’Uruguay le 27 juin à Guadalajara, au Mexique, à 2 heures du matin, heure espagnole. « Ce Mondial n’a pas été pensé pour les fans », tranche M. Cebollada, 52 ans, qui déplore « des coûts très élevés et de nombreuses contraintes ». Sur environ 900 membres de la Marea Roja, répartis dans toute l’Espagne, seulement 400 envisagent le déplacement outre-Atlantique. L’organisation repose entièrement sur les fans. « Vols avec escales, nuits dans les aéroports… on doit trouver des combines » pour payer moins cher, explique M. Cebollada. Chacun a choisi son vol depuis sa ville – il partira avec six amis de Saragosse – mais la veille de chaque match, ils se retrouveront tous pour dîner ensemble.

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