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Disant « vouloir mériter la confiance de toutes les populations », le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a dévoilé mardi son Plan de lutte contre les discriminations et le racisme 2026‑2030. L’objectif est la « tolérance zéro » du racisme par le personnel, a martelé le chef de police Fady Dagher.
Ce plan est le fruit d’une grande consultation à l’interne — plus de 1000 employés du SPVM y ont participé — mais aussi d’une foule de partenaires, tels que Marjolaine Étienne, la présidente de l’organisation Femmes autochtones du Québec, a indiqué le chef en point de presse mardi.
Il souhaite avoir des « policiers de famille », un peu à l’instar des médecins de famille pour les Québécois, a-t-il déclaré, poussant encore un peu plus loin le concept de police communautaire qui lui est cher depuis l’époque où il chapeautait les policiers de Longueuil.
Le SPVM déclare reconnaître la notion de « racisme systémique » et de racisme intersectionnel, c’est-à-dire le fait qu’une personne peut être discriminée en fonction de plus d’un critère, par exemple la race et le fait d’être une personne en situation d’itinérance.
Pour atteindre ses objectifs, le SPVM va notamment confectionner un guide des comportements à risque — avec des études de cas — pour mieux les détecter et les encadrer. Une grille décisionnelle pourra guider les gestionnaires.
Son deuxième champ d’action sera la « proximité citoyenne », afin d’améliorer les relations entre les Montréalais et les policiers, avec une grande préoccupation pour les jeunes, a expliqué lors du point de presse Samaki-Eric Soumpholphakdy, inspecteur-chef à la Direction des services de proximité. Il y aura aussi un plan spécifique pour améliorer la pratique policière auprès des Autochtones.
« L’outil le plus important, c’est la confiance des citoyens », a-t-il dit.
Les autres axes sont le recrutement — en mettant l’accent sur les femmes et les minorités — et la formation continue des policiers. Cette dernière va prendre « une tout autre ampleur », a assuré le chef. Des accompagnateurs pourront conseiller les gestionnaires.
Fady Dagher a fait valoir que des changements ont été mis en place depuis qu’il est chef, notamment avec sa politique révisée sur les interpellations policières et diverses initiatives pour mieux intervenir auprès de certains groupes, comme les personnes autistes.


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