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La police de Montréal a annoncé son intention de recenser les plaintes déposées contre ses agents pour discrimination ou racisme dans le cadre d'un plan quinquennal visant à éliminer le racisme systémique dans ses rangs.
Grâce à cette base de données, les superviseurs seront à même de mieux suivre les agents qui changent de service ou d'unité, car leur dossier de plaintes sera facilement accessible, a expliqué mardi l'inspecteur-chef Samaki-Eric Soumpholphakdy aux journalistes.
Ce nouvel outil de suivi s'inscrit dans le cadre du plan de lutte contre les discriminations et le racisme qui, selon le chef Fady Dagher, contribuera à renforcer la confiance du public envers la police.
Il a ajouté avoir pour objectif d'éliminer les cas de discrimination impliquant des agents d'ici 2030 avec une politique de tolérance zéro.
Il a noté qu'une partie du plan quinquennal consiste à renforcer les partenariats locaux et à adapter l'approche des policiers à chaque quartier, remarquant que Montréal est une métropole à la population multiculturelle dont les besoins diversifiés doivent être mieux pris en compte par la police.
Une approche police famille
Il a déclaré vouloir mettre en place une approche police famille, dans laquelle l'agent de quartier serait comparable à un médecin de famille pour la sécurité du quartier.
Il a ajouté que le SPVM œuvrait actuellement sur le terrain pour améliorer la communication avec la population.
Il prévoit également d'organiser des rencontres où les agents et les membres du public pourront discuter et mieux se connaître.
M. Dagher a promis d’améliorer la capacité de la police à recenser les crimes haineux dans toute la ville d'ici 2030, déplorant le manque de fiabilité du système actuel.
La police de Montréal a fait face à des difficultés pour recruter des agents issus de divers horizons, mais M. Dagher a précisé qu’au cours des trois dernières années, le nombre de membres racialisés au sein des forces de police avait augmenté.
M. Soumpholphakdy a précisé qu’en 2024, 36 % du personnel de la police de Montréal était composé de femmes, et qu’entre 16 % et 17 % des recrues appartenaient à des groupes de minorités visibles.


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