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Le socialisme plutôt que la guerre ! Non à l’austérité, au réarmement et au fascisme !

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Le danger d'une guerre nucléaire n'a jamais été aussi grand qu'aujourd'hui. Le gouvernement Merz-Klingbeil se réarme à une échelle inédite depuis Hitler et prépare effrontément une guerre contre la Russie, puissance nucléaire. Le prix de cette folie est payé par les travailleurs à travers des licenciements collectifs, des coupes dans les services sociaux et, ultimement, par leur vie.

Le Sozialistische Gleichheitspartei (Parti de l'égalité socialiste, SGP) présente des candidats aux élections de Berlin pour s'opposer à cette politique belliciste, menée par tous les partis du Bundestag, et pour construire un mouvement socialiste. Nous le déclarons ouvertement : une catastrophe ne peut être évitée que si les masses elles-mêmes interviennent dans les affaires politiques et mettent fin au capitalisme et à sa logique du profit.

Une minuscule oligarchie financière domine l'économie mondiale et subordonne tous les secteurs de la société à ses intérêts financiers. Son pouvoir est la cause de la guerre, des inégalités sociales et de la dictature. C’est pourquoi les banques, les entreprises et les fortunes colossales doivent être expropriées, placées sous contrôle démocratique et mises au service du peuple. Cela exige un gouvernement ouvrier qui réorganisera la vie économique en fonction des besoins sociaux plutôt que du profit privé.

Ici, à Berlin, les conséquences de la subordination de tous les secteurs de la société aux intérêts financiers et aux préparatifs de guerre sont particulièrement flagrantes. La pauvreté croissante, l’envolée des loyers, la vétusté des écoles et des hôpitaux et les suppressions d’emplois sont le résultat d’une politique d’austérité délibérée, conçue pour financer le réarmement. Parallèlement, des officiers de la Bundeswehr (forces armées allemandes) sont envoyés dans les écoles, la propagande de guerre est diffusée dans les universités et les manifestations pacifistes sont réprimées.

Nous nous opposons à cette folie lors des élections législatives ! Nous ne faisons pas de vaines demandes aux bellicistes, espérant qu’ils nous écoutent. Nous organisons la résistance contre les licenciements, les baisses de salaires et les coupes budgétaires dans les services sociaux et, avec nos partis frères du Comité international de la Quatrième Internationale, nous construisons un mouvement mondial contre la guerre et sa cause fondamentale : le capitalisme.

Inscrivez-vous dès maintenant comme militant actif de notre campagne électorale et participez à la lutte pour le socialisme !

Non à la Troisième Guerre mondiale ! Halte à la guerre en Ukraine, à l’attaque contre l’Iran et au génocide à Gaza !

Les préparatifs d’une guerre totale contre la Russie sont bien plus avancés que ce qui est publiquement admis. Le chancelier allemand Friedrich Merz et le ministre de la Défense Boris Pistorius affirment depuis longtemps que l’Allemagne doit être capable de mener une guerre contre une puissance nucléaire dans les trois prochaines années. À cette fin, ils mettent en œuvre le plus important renforcement militaire depuis la Seconde Guerre mondiale. Les dépenses militaires et d’infrastructures essentielles à la guerre explosent pour atteindre plus de 200 milliards d’euros par an. Le gouvernement allemand rétablit la conscription, transforme l'industrie en une économie de guerre et prépare la société dans son ensemble à la guerre sous couvert de « défense totale ».

L'Allemagne est dans les faits déjà en guerre contre la Russie. Le pays est le principal fournisseur d'armes de l'Ukraine en Europe et, conjointement avec cette dernière, produit les missiles et les drones utilisés pour attaquer le cœur de la Russie. Les puissances de l'OTAN ont systématiquement provoqué l'invasion réactionnaire de l'Ukraine par la Russie et continuent d'intensifier le conflit afin de piller l'Ukraine, de subjuguer la Russie et d'accéder à ses vastes ressources naturelles.

Après l'invasion de l'Union soviétique, la Wehrmacht a commis les pires crimes de l'histoire de l'humanité. L'élite dirigeante ravive aujourd'hui cette tradition criminelle, risquant ainsi une guerre nucléaire qui anéantirait non seulement l'Allemagne et l'Europe, mais le monde entier.

Les enjeux ici ne sont ni la « paix », ni la « défense », ni le « droit international », mais – comme il y a 85 ans – le profit et le pouvoir. Cela ressort clairement du fait que le gouvernement allemand soutient simultanément l'attaque criminelle américaine contre l'Iran et le génocide à Gaza, qu'Israël étend au Liban. Le président américain Trump ne fait même pas l'effort de dissimuler la brutalité de ces guerres. Il a ouvertement menacé de « bombarder l'Iran », avec ses 93 millions d'habitants, de le «ramener à l'âge de pierre » et de commettre d'autres crimes de guerre d'une ampleur historique. Il revendique même des territoires appartenant à d'anciens alliés.

Les cercles dirigeants en Allemagne et en Europe ne sont pas plus «démocratiques » ou « pacifiques » que ceux des États-Unis ; ils suivent en réalité la même voie. Leur réponse au slogan « Make America Great Again » est « Deutschland über alles ». L'Allemagne, selon le chancelier Merz, doit réapprendre à parler « le langage de la politique de puissance ». À cette fin, plus de 1 000 milliards d'euros sont investis dans le réarmement et l'expansion des infrastructures militaires, la conscription est rétablie et la guerre en Ukraine s'intensifie considérablement.

Notre rejet de la guerre menée par l'OTAN contre la Russie n'implique aucun soutien au régime de Poutine et à sa guerre réactionnaire. Poutine représente les intérêts des oligarques russes qui se sont enrichis grâce à la dissolution et au pillage de l'Union soviétique. Son programme nationaliste n'offre aucune perspective progressiste face à l'offensive impérialiste. L'invasion de l'Ukraine a divisé la classe ouvrière et a fourni à l'OTAN une justification à sa guerre impérialiste.

Le SGP lutte pour la libération immédiate et inconditionnelle du militant socialiste anti-guerre Bogdan Syrotiuk. Notre camarade, figure de proue de la Jeune Garde des bolcheviks-léninistes, est détenu depuis plus de deux ans sous de fausses accusations par le régime de Kiev, soutenu par l'OTAN. Son véritable « crime » est de s’être opposé à la dictature de Zelensky et à la guerre, et d'avoir appelé à l'unité des travailleurs ukrainiens et russes contre leurs gouvernements capitalistes respectifs. Pour cela, il a été accusé de haute trahison.

En collaboration avec le Comité international de la Quatrième Internationale et le World Socialist Web Site, le SGP mène une campagne mondiale pour sa libération. La lutte pour libérer Bogdan incarne la tâche socialiste centrale dans ce conflit : l’unification des travailleurs d’Ukraine, de Russie et du monde entier contre le nationalisme, l’impérialisme et le capitalisme.

Le SGP s’oppose catégoriquement au réarmement de la Bundeswehr. Ce réarmement ne sert pas la défense de la population, mais les profits et les visées prédatrices du capital allemand. Il est lié à la destruction des moyens de subsistance de la population et expose l’humanité entière au danger d’un anéantissement nucléaire.

Nous exigeons le retrait immédiat de toutes les troupes allemandes d’Europe de l’Est et de toutes les missions outre-mer, la fin de l’aide militaire à l’Ukraine et à Israël, la dissolution de l’OTAN et l’abolition du service militaire obligatoire. Nous refusons la conversion de la production civile à la production d’armements. Les capacités industrielles et technologiques existantes doivent être utilisées pour construire des logements, des hôpitaux, des écoles et une infrastructure publique moderne.

On ne peut combattre la guerre et le militarisme par de simples appels pacifistes aux bellicistes, mais uniquement en les évinçant du pouvoir. La politique de guerre n'est pas simplement le fruit de mauvaises décisions prises par des politiciens isolés. Elle découle de la crise profonde du capitalisme qui, comme au XXe siècle, conduit une fois de plus à la guerre et à la barbarie.

Les travailleurs n'ont rien à gagner de la guerre, mais tout à y perdre. C'est pourquoi nous nous opposons à la montée du nationalisme et à la guerre par l'unité internationale de la classe ouvrière. Au lieu de se laisser dresser les uns contre les autres et s'entretuer, les travailleurs doivent s'unir par-delà les frontières dans la lutte contre le capitalisme.

Non aux licenciements collectifs, aux baisses de salaires et aux coupes dans les prestations sociales ! Des comités de base doivent être établis !

Les guerres militaires et les guerres commerciales sont menées sur le dos des travailleurs. Pour préparer l'industrie allemande à la guerre commerciale, les grandes entreprises orchestrent des licenciements en masse. Rien que l'année dernière, 160 000 emplois industriels ont été détruits en Allemagne. Et ce n'est que le début.

Les capitalistes utilisent l'intelligence artificielle pour détruire des emplois, intensifier le rythme de travail et maximiser les profits d'une main-d'œuvre de plus en plus réduite. Sous le socialisme, cette technologie révolutionnaire permettrait de raccourcir drastiquement la journée de travail, d'éliminer les tâches pénibles et dangereuses et d'assurer à tous un niveau de vie élevé, tant sur le plan culturel que matériel.

Merz déclare : « Nous ne pouvons plus nous permettre l'État-providence. » Les organisations patronales réclament une augmentation du temps de travail et se plaignent du « coût élevé du travail ». En réalité, la société ne peut plus se permettre les milliardaires. Ces quinze dernières années, la fortune des 500 personnes les plus riches d'Allemagne a presque triplé, atteignant 1160 milliards d'euros. C'est plus du double du budget fédéral.

De plus, la frénésie spéculative sur les marchés financiers menace d'entraîner l'économie tout entière dans l'abîme, comme lors de la Grande Dépression, où le chômage avait atteint des proportions catastrophiques et où la classe dirigeante s'était réfugiée dans le fascisme et la guerre mondiale.

Les deux tiers du plan de relance des investissements de plusieurs milliards de dollars du gouvernement fédéral ont profité au 1 % le plus riche de la population. Ce sont les États et les municipalités qui en supportent le plus gros du fardeau. Leurs finances sont pillées pour enrichir les plus fortunés et financer le réarmement. Parallèlement, les dépenses consacrées aux prestations sociales, aux retraites et à la santé sont drastiquement réduites.

Il en résulte des écoles délabrées, des hôpitaux surchargés et des services publics en ruine. La situation est particulièrement critique à Berlin. La privatisation et les coupes budgétaires ont poussé les services publics essentiels au bord du gouffre, et le gouvernement régional chrétien-démocrate/social-démocrate, connu sous le nom de Sénat de Berlin, prépare une nouvelle vague de restrictions budgétaires. Il prévoit de supprimer plus de 600 millions d'euros pour les transports en commun, environ 200 millions d'euros pour les hôpitaux, les universités et les aides au logement, et 56 millions d'euros pour la protection de l'environnement.

Parallèlement, Berlin se transforme en « capitale de l'armement ». Des dizaines d'entreprises technologiques, initialement spécialisées dans la recherche pour des applications civiles, se reconvertissent dans la technologie des drones militaires. Au cœur du quartier de Wedding, Rheinmetall produit des munitions d'artillerie dans une ancienne usine de pièces automobiles – une première dans un quartier populaire berlinois densément peuplé depuis la Seconde Guerre mondiale. Le sénateur à l'Éducation, Günther-Wünsch, a également signé un accord de coopération avec la Bundeswehr qui accorde aux officiers de l’armée un accès privilégié aux salles de classe.

Le SGP lutte pour défendre chaque emploi et s'opposer à toute réduction des salaires, des pensions, des soins de santé, de l'éducation, de la culture et des infrastructures publiques. Mais cette lutte ne peut être laissée aux mains des bureaucrates syndicaux, qui agissent comme cogestionnaires aux côtés des dirigeants d'entreprise, imposant des licenciements et des baisses de salaires et soutenant le réarmement.

C'est pourquoi nous appelons à la création de comités de base indépendants dans tous les lieux de travail, quartiers, écoles et universités. Ces comités doivent soustraire le pouvoir de décision aux dirigeants d'entreprise et aux responsables syndicaux et organiser la lutte contre les licenciements, les coupes budgétaires et les politiques de guerre. Afin d'unir les travailleurs par-delà les entreprises et les frontières nationales, nous avons lancé l'Alliance ouvrière internationale des comités de base (IWA-RFC).

Pour stopper l'offensive de guerre et d'austérité, les masses elles-mêmes doivent intervenir dans les affaires politiques, casser le pouvoir des banques et des grandes entreprises et démocratiser la société à tous les niveaux.

Tous les partis politiques soutiennent la guerre et l'austérité

Le règne de l'oligarchie financière et sa politique de guerre sont incompatibles avec les droits démocratiques. C'est pourquoi les manifestations contre le génocide à Gaza sont interdites, les artistes critiques subissent des pressions et les opposants à la guerre sont réduits au silence. La surveillance est renforcée, la police et les services de renseignement sont militarisés et tout l'appareil d'État est mobilisé pour réprimer l'opposition sociale grandissante.

Les partis capitalistes sont les instruments directs des ultra-riches. Ils défendent tous la propriété capitaliste et soutiennent donc les politiques de guerre et d'austérité.

La CDU et le SPD mettent en œuvre ce renforcement militaire avec un sang-froid bureaucratique et détruisent les derniers vestiges de l'État-providence. Les Verts anciennement pacifistes sont devenus les plus fervents bellicistes. Ils critiquent le gouvernement depuis la droite, exigent une escalade de la guerre contre la Russie et réclament un réarmement encore plus important.

L'Alternative pour l'Allemagne (AfD), parti d'extrême droite, ne s'oppose pas à ces politiques ; elle les pousse à l'extrême. Ce n'est pas un « parti de la paix ». Même pendant la campagne électorale au Bundestag, elle a appelé à porter les dépenses militaires à 5 % du produit intérieur brut – un objectif désormais mis en œuvre par le gouvernement fédéral.

L'AfD souhaite renforcer l'appareil d'État et réprimer brutalement toute opposition au militarisme et aux restrictions des dépenses sociales. Sa campagne de diffamation contre les réfugiés sert cet objectif. Elle accuse les plus vulnérables de la société de la catastrophe sociale résultant de l'enrichissement des riches et du réarmement. Un gouvernement incluant l'AfD, à l'instar de son allié Trump aux États-Unis, imposerait les intérêts des riches avec une extrême brutalité. Ce parti n'est pas une solution, mais bien le plus virulent défenseur des politiques de guerre et de la dictature de l'oligarchie financière.

C'est pourquoi l'AfD a été systématiquement promue, et c'est pourquoi son programme est mis en pratique par tous les partis du Bundestag. Au sein de la CDU, du SPD et du FDP, les appels à la coopération avec les fascistes – une pratique courante au niveau européen – se multiplient. Le parti BSW de Sahra Wagenknecht propose même son aide pour garantir une majorité à un « gouvernement d'experts » de l'AfD.

Lors des dernières élections fédérales, le Parti de gauche (Die Linke) a recueilli de nombreuses voix car il s'était clairement opposé à la collaboration de Merz avec l'AfD et était le seul parti du Bundestag à ne pas avoir participé à la campagne de diffamation contre les réfugiés. Pourtant, à peine élu, il a permis à ce même Merz d'être rapidement élu chancelier. Lors de son dernier congrès, il a même décidé de former des coalitions avec la CDU, officiellement pour contrer l'AfD. C'est comme s'allier avec un pyromane pour éteindre un incendie.

En réalité, ce sont précisément les politiques de droite du Parti de gauche qui ont renforcé l'AfD. Partout où ce parti a constitué le gouvernement, il a, au nom de la gauche, soutenu les coupes budgétaires dans les services sociaux, l'expansion de l'appareil d'État et les baisses de salaires, ouvrant ainsi la voie à l'AfD. En Thuringe, où le Parti de gauche a occupé le poste de ministre-président pendant dix ans, l'AfD recueille 40 % des intentions de vote.

Au Bundesrat, la seconde chambre du Parlement allemand, le Parti de gauche a également voté en faveur de crédits de guerre s'élevant à des milliers de milliards d'euros et a soutenu à plusieurs reprises et avec force la politique génocidaire menée par l'Allemagne. Son ancien co-dirigeant, Jan van Aken, a même applaudi l'assassinat de responsables du gouvernement iranien par les États-Unis.

À Berlin, le Parti de gauche présente Elif Eralp comme tête de liste et promet de résoudre la crise sociale. Un tel cynisme est difficile à contrer. Le Parti de gauche et son prédécesseur, le PDS, ont fait partie du gouvernement du Land de Berlin pendant seize ans, supprimant des dizaines de milliers d'emplois dans le secteur public, baissant les salaires, sapant les normes de la négociation collective et vendant 150 000 logements sociaux à des investisseurs financiers. Ils sont les véritables responsables de la misère sociale dont Berlin souffre aujourd'hui.

Le modèle revendiqué par Eralp est le maire de New York, Zohran Mamdani, élu grâce à une forte opposition à Trump – et dont le premier acte officiel fut une rencontre « productive » avec Trump à la Maison-Blanche. Le Parti de gauche agira de la même manière : des promesses grandioses pendant la campagne, suivies de trahisons.

On ne peut combattre l'AfD en s'alliant à de tels « démocrates ». Elle est l'expression la plus flagrante de la façon dont la crise capitaliste pousse tous les partis toujours plus à droite. La lutte contre l'AfD exige donc une rupture avec tous les partis capitalistes et la mobilisation politique de la classe ouvrière sur la base d'un programme socialiste international.

Il est temps de s'opposer au système du profit en faillite par une société égalitaire, démocratique et socialiste.

Les travailleurs ont besoin de leur propre parti international : construisons le SGP !

Les fondements objectifs d'une contre-offensive socialiste sont réunis. La guerre commerciale met en lumière des luttes de classes féroces qui éclatent. Aux États-Unis, un puissant mouvement d'opposition à Trump prend forme. Des millions de personnes ont manifesté lors des manifestations « No Kings », et des centaines de milliers de travailleurs ripostent par des grèves. La France, l'Italie, la Grèce et de nombreux autres pays européens ont également été secoués à plusieurs reprises par de puissantes vagues de grèves et de manifestations.

Les travailleurs d'Europe, des États-Unis et du monde entier sont les alliés naturels des travailleurs allemands. Ils font face aux mêmes problèmes et aux mêmes multinationales. Mais les bureaucrates syndicaux – qui ont depuis longtemps dégénéré en cogestionnaires et soutiennent les politiques de guerre et de guerre commerciale – font tout leur possible, des deux côtés de l'Atlantique, pour isoler et étouffer ces luttes au niveau national. Mais ils y parviennent de moins en moins.

La production est aujourd'hui intégrée à l'échelle mondiale. La classe ouvrière est, dans son existence de tous les jours, une classe internationale. Les conditions technologiques et matérielles permettant de surmonter la pauvreté, la faim et les difficultés sociales n'ont jamais été aussi favorables. Pourtant, sous le joug de l'oligarchie financière, ces immenses capacités productives sont mises au service de la guerre, de la surveillance et de l'enrichissement personnel.

Ce qui manque, c'est une direction politique : un parti socialiste international qui donne une perspective consciente aux luttes spontanées de la classe ouvrière, les unisse par-delà les frontières nationales et les prépare à conquérir le pouvoir politique.

La tâche décisive consiste à donner aux luttes de classes – internationales par essence – une forme internationale et une perspective socialiste qui rejette la logique de l'exploitation capitaliste. Cela exige une lutte politique contre tous les défenseurs du capitalisme et la construction d'un nouveau parti révolutionnaire des travailleurs.

Alors même que la classe dirigeante renoue avec ses traditions réactionnaires d'impérialisme, de guerre et de fascisme, la classe ouvrière doit renouer avec ses traditions révolutionnaires, socialistes et internationalistes.

Cette tradition marxiste – d'Auguste Bebel, Rosa Luxemburg et Karl Liebknecht, en passant par Lénine et la révolution d'Octobre, jusqu'à Léon Trotsky, fondateur de l'Opposition de gauche contre le stalinisme et de la Quatrième Internationale – est incarnée aujourd'hui par le Comité international de la Quatrième Internationale, dont le SGP est la section allemande.

C'est pourquoi il est si important aujourd'hui de soutenir la campagne électorale du SGP. Nous ne recherchons ni postes lucratifs ni participation à un gouvernement allié aux partis de la guerre. Nous utilisons la campagne électorale pour alerter les travailleurs des dangers considérables qui les menacent, fournir un programme socialiste et organiser la résistance contre la guerre, la dictature et les inégalités sociales. Chaque siège remporté sera pour nous une tribune pour ce combat.

Il est temps d'agir et de construire un nouveau parti socialiste de masse qui éradiquera une fois pour toutes les méfaits du capitalisme.

Nous faisons appel à tous les travailleurs, les jeunes, les étudiants, les locataires et les militants anti-guerre qui refusent d'accepter les inégalités sociales criantes, la destruction des systèmes de santé et d'éducation, la montée de l'AfD et la menace imminente d'une annihilation nucléaire de notre planète :

Soutenez la campagne électorale du SGP ! Diffusez cette déclaration ! Organisez des réunions sur les lieux de travail, dans les écoles, les universités et les quartiers ! Créez des comités de base indépendants ! Inscrivez-vous comme sympathisants actifs et rejoignez le SGP !

Faites des élections de Berlin le point de départ d'un mouvement socialiste international contre la guerre, l'austérité et le fascisme !

(Article paru en anglais le 13 juillet 2026)

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