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Par Delphine Minoui, correspondante à Istanbul
Publié le 18/08/2026 à 17h06
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DÉCRYPTAGE - La loi-cadre censée parachever le processus de paix entamé à l’automne 2024 entre la guérilla kurde et l’État turc a été approuvée à la grande majorité. Mais, déjà, des réserves apparaissent quant à l’application des réformes à venir.
« Une route de mille kilomètres commence par un premier pas. » Prononcées le 3 août dernier depuis sa prison d’Imrali, les paroles d’Abdullah Öcalan, le leader de la guérilla kurde, ont fini par se concrétiser. Rassemblés une semaine plus tard dans l’hémicycle du Parlement turc, à Ankara, les députés ont tranché : par 468 voix contre 88 - et six abstentions -, ils ont adopté en grande majorité un texte de loi encadrant le retour à la vie civile des membres du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), organisation classée « terroriste » par la Turquie et ses partenaires occidentaux. « Un seuil historique », de l’aveu même de la députée Ceylan Akça, dont le parti d’opposition prokurde DEM soutient l’initiative : car si le texte ne règle pas la question kurde et laisse en suspens le sort d’Öcalan, en détention depuis 1999, il constitue, espère-t-elle, « une première étape d’une longue marche vers une égalité absolue ».
Rendu public le 5 août, le texte, intitulé…


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