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En 2017, Mbayang Diop était condamnée à la peine capitale, reconnue coupable du meurtre de son employeuse saoudienne, alors enceinte. L’échéance de son exécution approchant, la société civile sénégalaise se mobilise pour obtenir sa grâce, misant sur les relations religieuses et diplomatiques entre Dakar et Riyad.

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Evénement organisé par la société civile sénégalaise et les proches de Mbayang Diop pour demander sa grâce, le 10 octobre 2026, à Dakar, au Sénégal. Evénement organisé par la société civile sénégalaise et les proches de Mbayang Diop pour demander sa grâce, le 10 octobre 2026, à Dakar, au Sénégal.

Cela fait neuf ans que les Sénégalais n’avaient pas entendu le nom de Mbayang Diop scandé dans les rues. Mais, depuis quelques semaines, cette femme de 32 ans condamnée à mort en 2017 en Arabie saoudite fait à nouveau l’actualité, alors que, selon des sources diplomatiques sénégalaises, elle pourrait être exécutée prochainement.

Après un premier rassemblement le 10 octobre, plusieurs organisations et figures de la société civile appellent à une nouvelle mobilisation samedi 24 octobre, place de l’Obélisque, à Dakar, pour tenter d’obtenir la clémence de la justice saoudienne. « Nous voulons que Mbayang Diop revienne auprès des siens », plaide son cousin Oumar Diop, qui rappelle qu’elle a un fils d’une quinzaine d’années qui vit au Sénégal.

Depuis 2016, la jeune femme est détenue dans la prison de Faisaliyah, à Dammam, une ville de l’est de l’Arabie saoudite. Elle a été condamnée à mort un an plus tard, reconnue coupable d’avoir assassiné son employeuse saoudienne, alors enceinte, d’un coup de couteau de cuisine à l’issue d’une dispute, le 16 juin 2016. Aujourd’hui, alors que les deux enfants de la défunte se rapprochent de leur majorité, la possibilité de négocier une grâce pour Mbayang Diop, comme la possibilité de son exécution, semble se rapprocher.

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