NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Cet article vous est offert
Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous
Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ?
Inscrivez-vous gratuitement
L’Afrique sous emprise
L’épisode 2 sera disponible prochainement.
L’Afrique sous emprise
L’épisode 2 sera disponible prochainement.
Par Laureline Savoye
Publié aujourd’hui à 06h00Article réservé aux abonnés
Reportage« L’Afrique sous emprise » (1/6). D’ici à 2030, la moitié de la cocaïne latino-américaine consommée sur le Vieux Continent transitera par l’Afrique de l’Ouest. A Dakar, port-clé du trafic, la consommation de drogues de synthèse, plus dangereuse, se répand.
L’alerte, discrète mais pressante, est venue des douanes sénégalaises. En cette fin du mois de mars, un navire suspect, qui navigue sous faux pavillon, est immobilisé à quai dans le port de Dakar, après avoir appareillé de Gambie. Depuis quatre jours, dans la chaleur lourde des docks, les agents de l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS) s’affairent. Flanqués de deux chiens renifleurs, ils passent au peigne fin chaque conteneur et chaque recoin du bateau. Une fouille méthodique, avec un seul objectif : vérifier si de la cocaïne se cache à bord. Cette fois, l’inspection fait chou blanc. Mais pour cette brigade d’élite, l’opération est presque devenue une routine. Car les ports d’Afrique de l’Ouest ne sont plus de simples zones de transit secondaires. Si la poudre blanche venue des laboratoires d’Amérique latine a commencé à gangréner les côtes de la région au début des années 2000, elle circule désormais en quantités industrielles sur la « Highway 10 », le surnom de la route maritime qui longe le 10e parallèle nord.
La drogue est introduite à bord de conteneurs aux papiers en règle dans les ports latino-américains selon la technique du « rip-on, rip-off » – qui consiste à ouvrir un conteneur pour y dissimuler la drogue, puis à le refermer avec de faux scellés – ou acheminée par des bateaux de pêche, des voiliers et même des semi-submersibles. Selon des estimations mentionnées dans un rapport du groupe d’experts indépendants de l’Initiative mondiale contre la criminalité transnationale organisée (GI-TOC), publié en mars, plus du tiers de la cocaïne consommée en Europe transiterait par les ports d’Afrique de l’Ouest. Les projections portent ce chiffre à 50 % d’ici à 2030.
« Les organisations criminelles utilisent le “rebond” africain comme un écran de fumée, explique Florian Manet, ancien colonel de gendarmerie et expert international au sein du cabinet Pelagos Stratégie. Un conteneur en provenance du Sénégal attire moins l’attention des douanes européennes qu’un chargement venu directement d’Amérique latine. » Mais, depuis 2019, l’Afrique de l’Ouest n’est plus seulement un couloir de transit. Elle est devenue une « plateforme logistique et de redistribution pour la cocaïne destinée à l’Europe », explique Mouhamadou Kane, analyste au sein de l’Observatoire de l’Afrique de l’Ouest du GI-TOC.
Il vous reste 76.97% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.


18 hour_ago
26



























.jpg)






French (CA)