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La Semaine nationale du don d’organes et de tissus se déroule actuellement à travers toute l’Amérique du Nord. Au Saguenay–Lac-Saint-Jean, la région est la deuxième plus performante au Québec en termes de référence.
La référence est le processus de signalement d'un donneur potentiel à un organisme de transplantation.
En 2025, 13 personnes ont fait un don d’organe, tandis que 12 en ont reçu un. Dans la province, 196 donneurs ont donné des organes à 491 receveurs. Ainsi, la région compte pour 6,6 % des donneurs avec 3,3 % de la population.
Au Saguenay–Lac-Saint-Jean, on fait un peu acte de région phare et de région test à travers le Québec. On est une des régions les plus performantes en termes de référence et aussi en termes de donneurs à travers le Québec, a indiqué en entrevue au téléjournal Saguenay–Lac-Saint-Jean le docteur Jean-Sébastien Bilodeau. Ce dernier est le médecin responsable des dons d’organes au Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) du Saguenay–Lac-Saint-Jean.
Selon lui, la bonne performance régionale s’explique par la présence d’une équipe multidisciplinaire qui a mis sur pied un corridor de service pour diriger les donneurs potentiels au bon endroit.
Un centre de prélèvement
Le rôle de l’hôpital de Chicoutimi est crucial dans la région à titre de centre de prélèvement. En général, les références, les identifications de donneurs vont converger à l'hôpital de Chicoutimi où l'approche à la famille va être faite, explique le médecin. Par la suite, le maintien et l'optimisation du donneur se feront aux soins intensifs ou dans un contexte d'aide médicale à mourir.
C'est vraiment les chirurgiens de partout au pays, [de] Toronto, ça peut être des États-Unis, ça peut être du Canada, de Montréal, de Québec, qui vont se déplacer à l'hôpital de Chicoutimi pour prélever les organes et ensuite repartir dans les centres de transplantation, a poursuivi le docteur Bilodeau.

L'hôpital de Chicoutimi est un centre de prélèvement. (Archives)
Photo : Radio-Canada / Claude Bouchard
D’ailleurs, l’arrivée au Québec de l’aide médicale à mourir a changé le portrait pour les dons d’organes.
On assiste à moins d'accidents de la route, donc moins de donneurs par traumatisme. Par contre, il y a beaucoup de nouvelles clientèles, donc après l'aide médicale à mourir, par exemple, et après plein de nouvelles circonstances. Donc, chaque année, il y a de nouvelles clientèles qui peuvent donner les organes, a-t-il enchaîné.
La campagne de la Semaine nationale du don d’organes et de tissus vise à rappeler l’importance d’autoriser le prélèvement d’organes après sa mort, ce qui peut se faire en signant la carte du don d'organe ou en s'inscrivant à l'un des registres au notaire ou à la RAMQ pour ce qui est du consentement en faveur du don d'organes, a précisé le médecin.
Jusqu'à sept vies
Une seule personne peut contribuer à sauver plusieurs vies.
C'est important de mentionner que chaque organe peut sauver jusqu'à une vie et un donneur peut donner jusqu'à sept organes. Donc, c'est quand même une mission sociale d'une très, très grande importance, a-t-il plaidé.
L’an dernier, au Québec, le plus jeune donneur avait 48 heures, tandis que le plus âgé avait 92 ans.


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