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Mathieu Balavoine, figure de la mouvance identitaire française condamné pour violences, s’ajoute à la liste des prestataires du RN au Parlement européen, désormais sous le regard de la justice.

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Le président du Rassemblement national, Jordan Bardella, au Parlement européen de Strasbourg, le 11 février 2026. Le président du Rassemblement national, Jordan Bardella, au Parlement européen de Strasbourg, le 11 février 2026.

Mathieu Balavoine aime les voyages et la photographie. Entre deux manifestations, à Rome ou dans les Flandres, pour défendre la « remigration », ce projet mythifiant une « Europe blanche » en prônant la déportation de larges pans de la population, entre un pélerinage traditionnaliste ou un défilé identitaire à Rouen, son fief, ce militant radical enfile son costume de photographe-vidéaste au service du groupe du Rassemblement national au Parlement européen. Depuis 2025, cet ancien cadre identitaire, condamné pour violences, a agrandi la galaxie de prestataires radicaux au service du parti de Jordan Bardella, avec l’aval, tacite ou explicite, de ce dernier, président du groupe parlementaire Les Patriotes pour l’Europe – et possible candidat à l’élection présidentielle à partir du 7 juillet, date à laquelle Marine Le Pen sera fixée sur son sort judiciaire.

Recless, la microentreprise de Mathieu Balavoine, a touché 115 213 euros en 2025 pour assurer la communication des Patriotes à travers des vidéos et des photos, selon un registre des prestataires rendu public mardi 30 juin par le Parlement européen. La boîte à lettres de cette société de « production de films institutionnels et publicitaires », créée en mars 2023, est inscrite dans un cabinet de domiciliation à deux pas de la place Vendôme, dans le premier arrondissement de Paris, mais c’est dans la campagne rouennaise qu’il réside : à 36 ans, Mathieu Balavoine est, sous le pseudonyme de Matthieu Bontant, une figure du milieu identitaire normand, et a depuis étendu son influence en photographiant les actions de groupuscules radicaux ou les défilés identitaires partout en Europe. Il est aussi porte-parole de l’ASLA (Association de soutien aux lanceurs d’alerte), une organisation fondée par des cadres identitaires pour soutenir judiciairement les militants d’extrême droite.

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