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Les jeunes espoirs du Canadien de Montréal sont parvenus à atteindre un excellent niveau d’intensité malgré l’édition écourtée du camp des recrues, ce qui les place en bonne position pour entamer le camp d’entraînement principal, également plus court que par le passé, dès mercredi.
C’est le constat que le nouvel entraîneur-chef du Rocket de Laval, Daniel Jacob, et l'entraîneur au développement des joueurs, Francis Bouillon, ont fait, mardi, au terme d’une dernière séance d’entraînement à Brossard.
On est contents, a résumé Bouillon. L'intensité était là. C'est sûr qu'avec un camp plus court un peu, il fallait que les gars se mettent dans le bain plus vite. On a eu quand même deux petits entraînements avant les matchs. J'ai mieux aimé le deuxième match que le premier match. On voyait que les gars étaient plus à l'aise sur la patinoire.
Au-delà de l’intensité, les concepts et les enseignements ont également été intégrés rapidement par les joueurs, au grand bonheur de Jacob, qui devrait en retrouver quelques-uns avec le Rocket à la fin du mois.
Ce dont je suis content, c'est la progression qu'il y a eu du match no 1 au match no 2, et le fait que j'ai senti que les joueurs étaient à l'aise, a-t-il commenté. Ils étaient plus à l'aise entre eux, plus à l'aise avec ce qu'on leur avait enseigné et ce qu'on avait mis en place.
À bien des égards, chaque minute sur la glace au cours du camp des recrues comptait pour les joueurs, puisqu’ils auront maintenant moins d’occasions de se faire valoir au camp principal. Avec l’augmentation du nombre de matchs en saison, ce sont en effet les rencontres préparatoires qui ont écopé dans la LNH.
Ainsi, le Tricolore disputera cinq matchs durant le camp, dont quatre sous la formule de formation divisée : il affrontera les Maple Leafs à la fois à Montréal et à Toronto en même temps samedi, puis renouvellera l’expérience le samedi suivant contre les Sénateurs d’Ottawa.
Les vétérans seront envoyés dans la mêlée à quelques reprises afin de s’assurer que leur préparation soit à point pour le début de la campagne. Certains espoirs pourraient donc voir leur temps de jeu être plutôt limité.
Pour les joueurs qui veulent se démarquer et causer des surprises, c'est sûr que tu as moins de temps, a fait remarquer Bouillon. On dit qu'il n'est jamais trop tard de faire une bonne impression, (mais) il va falloir que tu le fasses assez vite, parce que tu as une couple d’entraînements et un couple de matchs d'exhibition.
C'est sûr que ça laisse peut-être moins de chances à des joueurs, mais, un camp, c'est un camp. Il faut toujours que tu essaies de te démarquer, dans un entraînement ou dans un match, a-t-il ajouté.
Thorpe et Mittelstadt se distinguent
À ce chapitre, les deux joueurs les plus expérimentés au niveau professionnel, soit l’attaquant Tyler Thorpe et le défenseur Luke Mittelstadt, tous deux repêchés par le Canadien, ont démontré une progression.
Le petit attaquant Josh Nadeau, qui possède un contrat à un volet avec le Rocket et qui a disputé six matchs avec le club-école l’année dernière, a également retenu l’attention de Bouillon.
L’Acadien âgé de 22 ans a notamment réussi un tour du chapeau dans un gain de 5-4 en tirs de barrage contre les Sénateurs, dimanche, à Gatineau. Il en a également fait voir de toutes les couleurs à Bouillon, qui jouait le rôle du défenseur, avec une feinte lors d’un exercice sur la glace, mardi à Brossard.
Quand tu vois un gars qui marque trois buts, c’est toujours le fun, a dit Bouillon à propos de Nadeau. Sinon, Mittelstadt et Thorpe, avec de l’expérience de la Ligue américaine, tu vois que le niveau de compétition est un peu supérieur à des jeunes qui viennent de se faire repêcher.
Mais en général, on est contents de tous nos jeunes. On est très satisfaits, a-t-il résumé.
Les trois devraient avoir l’occasion de démontrer de nouveau ce dont ils sont capables lors du camp d’entraînement. Thorpe est d'ailleurs impatient de pouvoir sauter sur la patinoire avec l’entraîneur-chef Martin St-Louis, pour qui il a beaucoup de respect.
C'est la meilleure partie du camp d'entraînement, s'est-il réjoui. Martin est là depuis cinq ans, et il a joué dans la LNH pendant une quinzaine d'années. Quand tu peux être au banc avec un gars comme ça et qu'il essaie de t'aider, tu n'échangerais ça pour rien au monde.


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