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En réponse à une requête de la mine de diamants Diavik, le ministre de l’Environnement et du Changement climatique des Territoires du Nord-Ouest, Jay Macdonald, a ordonné la dissolution de l'organisation chargée de la surveillance environnementale à la mine.
La mine a mis fin à ses activités d’extraction en mars et se concentre désormais sur la remise en état du site. Le Conseil consultatif sur la surveillance de l'environnement (EMAB) supervise les opérations de la mine et ses effets sur l’écosystème depuis son ouverture en 2000.
La décision du ministre indique que l’organisation doit maintenant fermer ses portes d’ici le 31 mars 2027. Cela dispense la minière de son obligation de verser des centaines de milliers de dollars pour financer le Conseil.
Des réactions mitigées
Selon le directeur général John McCullum, l'EMAB prend acte de la décision du ministre et examine sa réponse.
Plus tôt cette année, l'EMAB a contesté la demande de la mine, arguant que son rôle est essentiel pendant la fermeture.
Alternatives North, un groupe axé sur l’environnement et d’autres enjeux sociaux, partage cet avis.
L’organisation affirme que le ministre a pris sa décision sans avoir suffisamment consulté les parties concernées.
Nous désapprouvons la décision du ministre et on conteste la manière dont l’intérêt public a été pris en compte, a déclaré le porte-parole, Kevin O’Reilly.
La surveillance indépendante des grands projets est une caractéristique fondamentale de la gestion environnementale des Territoires du Nord-Ouest depuis plus de 20 ans.

Jay Macdonald, ministre de l’Environnement et du Changement climatique, a jugé que le cadre réglementaire en vigueur dans les Territoires du Nord-Ouest offrait une protection adéquate de l’environnement pendant la fermeture de la mine Diavik. (Photo d'archives)
Photo : Julie Plourde/Radio-Canada
Dans sa décision du 31 juillet, Jay Macdonald a invoqué une section de l’accord fondateur d’EMAB qui stipule que le ministre peut dissoudre le conseil de surveillance une fois la production minière commerciale terminée.
La décision indique que la mine doit numériser les documents du Conseil et mettre en place un nouveau processus d’examen technique indépendant, dirigé par des Autochtones, qui sera en vigueur au moins jusqu’en 2030.
Dans une déclaration, la minière s’est dite satisfaite de la décision du ministre.
Une décision semblable pour Snap Lake
Outre sa décision concernant le Conseil consultatif sur la surveillance de l'environnement, Jay Macdonald a également ordonné la dissolution progressive de la Snap Lake Environmental Monitoring Agency (SLEMA).
Même si la mine Snap Lake de De Beers a cessé son exploitation il y a plus de 10 ans, l’agence de surveillance était toujours en place. Le ministre a fixé au 31 mars 2030 la date de son retrait.
Bien que la production commerciale ait cessé en 2015, le site se trouve toujours en phase de fermeture [...] Le ministre partage l’avis de la SLEMA et de la [Première Nation déné de Łutsël K’é] selon lequel une participation significative de la collectivité demeure un élément important de la supervision de la fermeture, peut-on lire dans sa décision.
D'après un texte (nouvelle fenêtre) de Niles Niemuth


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