NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Un habitant de Clisson a été condamné par le tribunal correctionnel de Nantes en comparution immédiate pour avoir harcelé son ex-compagne. Il a échappé toutefois à l’incarcération.
Sur le même thèmeJusticeVignoble nantaisViolences conjugalesArticle réservé aux abonnés S'abonner

Par Laurent Fortin Publié le 21 oct. 2026 à 22h28
Un homme originaire des Abymes (Guadeloupe) avait été placé en détention pour avoir harcelé son ex-compagne entre mars et juillet 2026. Il comparaissait donc détenu devant le tribunal correctionnel. Celle qui vit au Pallet avait reçu sur cette période des centaines et des centaines de mails. Le juge des libertés et de la détention avait pourtant refusé, au départ, de placer en détention provisoire cet homme de 32 ans.
L’habitant de Clisson avait donc été mis sous simple contrôle judiciaire le 11 juillet 2026, et avait comparu libre deux jours plus tard devant la chambre des comparutions immédiates, audience au cours de laquelle il avait demandé un renvoi de son procès pour pouvoir préparer sa défense. Mais l’homme était finalement repassé plus vite que prévu devant le juge des libertés : il avait en effet « repris contact » avec son ex-compagne alors que ceci lui était « formellement interdit » par son contrôle judiciaire… Il s’était pour cela fait passer pour un certain « Adam » sur Instagram.
Le prévenu n’était en fait toujours « pas passé à autre chose », selon le juge, depuis la fin de leur « relation très toxique » entre mai 2023 et début 2026. Le couple devait pourtant « se marier cet été » et avait « lancé un parcours » de procréation médicalement assistée (PMA) dans le cadre de son « projet d’enfant »… avant que la jeune femme ne découvre « une infidélité » de son futur mari.
La victime perd deux emplois et… 9 kg
Lui-même était pourtant « très jaloux » : il n’avait « de cesse de lui envoyer des dizaines et des dizaines de mails par jour ». La jeune femme s’était souvenue qu’il l’avait un jour « attrapée par le cou » et qu’il avait même « cassé un aspirateur ».
Ce « harcèlement » lui a fait « perdre 9 kg » et lui a donné « des idées suicidaires » : elle a reçu « plus de 1 000 courriels entre avril et juin 2026 ». Il lui donnait par exemple « deux heures pour retirer sa plainte ».
On n’a pas pu les retranscrire tellement il y en a. Madame vous dit des dizaines et des dizaines de fois de la lâcher, mais vous n’arrêtez pas, même quand elle est au travail… C’est quoi, ce que vous ne comprenez pas ?
Ce harcèlement a eu un fort impact sur la vie professionnelle de la jeune femme : elle a été « licenciée » d’un premier emploi car elle n’était « plus en capacité de travailler », et elle n’a « pas pu finir sa période d’essai » dans un second poste.
Il s’est arrangé pour que tout s’effondre autour de moi.
J’ai vu un certain nombre de clientes confrontées à des violences conjugales, mais celle-ci est dans le top de celles qui ont été les plus cassées.
Déjà condamné
En garde-à-vue, il avait reconnu cet « envoi massif » de courriels mais avait réfuté toute « menace » : ils étaient liés à « un litige sur la voiture qu’elle aurait rayé ». Son ex-compagne a donc « mal interprété » ses propos. L’injonction qui lui a été faite de retirer sa plainte résultait aussi d’un appel « accidentel », depuis « sa poche » de vêtement… Elle avait malgré tout demandé à la justice d’interdire à son ex-compagnon de paraître au Pallet et au gymnase de Mouzillon, où « sa fille fait de la gym » et où elle est « secrétaire ».
Le casier judiciaire du prévenu portait déjà trace de trois mentions : l’une d’elles portait sur des « violences conjugales » sur sa « précédente compagne ». Il avait été jugé pour cela en 2023, date à laquelle il était déjà en couple. Et, depuis cette nouvelle procédure, il s’est remis avec une troisième femme…
Sur un plan professionnel, cet « agent d’entretien » au sein d’une société de nettoyage est considéré comme un professionnel « de confiance » par son employeur : il « travaille chez des policiers » et a déjà « décapé les sols de la maison d’arrêt de Carquefou ». Il a bien failli y retourner au terme de son procès pour « harcèlement », car le procureur de la République avait requis un total de seize mois de prison ferme et un maintien en détention à l’issue de l’audience.
Après la plaidoirie de l’avocate de la défense, Marion Perhirin, le tribunal s’est finalement contenté de six mois de prison ferme sous bracelet électronique, de la révocation de quatre mois prononcés avec sursis lors d’une précédente condamnation à Cahors (Lot) et de six mois de prison avec sursis probatoire. Il devra aussi verser 2 500 € à son ex-compagne pour son « préjudice moral » et 1 000 € pour ses frais d’avocat. Il aura enfin interdiction de paraître à son domicile au Pallet et de la recontacter.
Personnalisez votre actualité en ajoutant vos villes et médias en favori avec Mon Actu.


1 hour_ago
29



























.jpg)






French (CA)