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La haute-commissaire à l’Enfance Sarah El Haïry s’indigne de la réapparation de la plateforme de tchat au coeur de milliers d’affaires pénales.
Par Vincent Gibert avec AFP

SERGE TENANI / Hans Lucas via AFP
Le site internet Coco est de retour, sous une nouvelle adresse URL. (photo d’illustration)
Cité dans près de 23 000 affaires pénales, il avait fermé en juin 2024. Comme l’a révélé Ouest-France vendredi 17 avril, le site internet Coco a rouvert sous une nouvelle adresse URL et sous le nom de Cocoland. Cette plateforme de tchat était notamment au cœur du retentissant procès des viols de Mazan.
Ce samedi 18 avril, la haute-commissaire à l’Enfance Sarah El Haïry a pris la parole pour alerter sur la résurgence du site, fermé par la justice après avoir été accusé d’avoir servi à la commission de nombreux crimes sexuels.
Pendant dix ans, Dominique Pelicot - condamné à 20 ans de réclusion - a assommé sa femme Gisèle Pelicot d’anxiolytiques pour la violer et la faire violer par des dizaines d’hommes recrutés via Coco.
Un site mis en cause dans des guets-apens homophobes
« Le retour du site Coco, c’est une vraie gifle à la promesse de protection qu’on fait », a réagi Sarah El Haïry sur RMC. « Ces sites, ce ne sont pas des lieux anodins, ils utilisent toutes les failles, ils cherchent des proies, les proies ce sont des enfants » et facilitent « des guets-apens homophobes, des viols, du trafic de drogue et de la traite humaine ».
« Il y a des procédures qui sont lancées, elles permettront de les faire fermer, on les traquera, on les harcèlera, on ne leur laissera pas de répit », a-t-elle prévenu.
Immatriculé à l’étranger, le site internet Coco est considéré comme un repère de prédateurs par des associations de protection de l’enfance et mis en cause dans des guets-apens homophobes.
Son fondateur, l’Italien Isaac Steidl, a été mis en examen le 9 janvier 2025 à Paris notamment pour complicité de trafic de stupéfiants, de détention et diffusion d’images pédopornographiques, de corruption de mineur via Internet et association de malfaiteurs. Il conteste les accusations.


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