NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Sport 27/03/2026 12:46
Le Comité international olympique a rétabli les tests génétiques dits de « féminité » à compter des Jeux de Los Angeles, excluant des athlètes transgenres et intersexes.

FREDERIC J. BROWN / AFP
The LA28 Olympic cauldron is lit during a ceremonial lighting at the Memorial Coliseum in Los Angeles on January 13, 2026, ahead of the launch of ticket registration for the 2028 Summer Olympic Games. (Photo by Frederic J. Brown / AFP)
« Un retour en arrière », a déploré par la ministre des Sports, Marina Ferrari. La France a exprimé, ce vendredi 27 mars, sa « grande préoccupation » après l’annonce par le Comité international olympique (CIO) du rétablissement des tests génétiques de féminité à compter des Jeux olympiques de Los Angeles en 2028. Une décision qui bannit de fait du sport féminin les athlètes transgenres et une grande partie des athlètes intersexes.
« Nous nous opposons à une généralisation de tests génétiques qui soulève de nombreuses questions éthiques, juridiques et médicales, notamment au regard de la législation française en matière de bioéthique », qui interdit ces tests, a déclaré la ministre dans une déclaration transmise à la presse.
« Ces tests, mis en place à partir de 1967, ont pris fin en 1999 du fait des fortes réserves de la communauté scientifique quant à leur intérêt », déplore la ministre. Marina Ferrari estime que cette décision du CIO « soulève des inquiétudes majeures dès lors qu’elle cible spécifiquement les femmes, en instaurant une distinction qui porte atteinte au principe d’égalité ».
« Des questions éthiques et scientifiques »
« Par ailleurs, elle définit le sexe féminin sans prendre en considération les spécificités biologiques de personnes intersexes dont les caractéristiques sexuelles présentent des variations naturelles, ce qui conduit à une approche réductrice et potentiellement stigmatisante », poursuit la ministre des Sports.
Enfin, Marina Ferrari rappelle que la France « reste attachée à l’équité des compétitions tout autant qu’au respect de la vie privée de ses athlètes ainsi qu’à leur intégrité et leur bien-être ». Et annonce enfin qu’elle va « mettre en place un observatoire national (...) destiné à formuler des recommandations pour garantir un sport à la fois équitable, inclusif et respectueux des droits humains ».
Le Comité olympique et sportif français (CNOSF) avait fait aussi part de ses inquiétudes, jeudi soir, dans un communiqué. Il estime que ces tests soulèvent « des questions éthiques et scientifiques majeures ». Sur la même ligne que la ministre des Sports, l’instance sportive ajoute que « des difficultés pratiques se posent, notamment en France, où la réalisation de tels tests se heurtera aux dispositions des lois bioéthiques et du code civil, qui, à date, interdisent leur mise en œuvre dans les laboratoires de notre pays », faisant allusion notamment à la loi bioéthique de 1994.
Une « érosion catastrophique » des droits des femmes
Ces derniers mois, scientifiques, rapporteurs des Nations unies, mais aussi juristes et organisations de défense des droits humains ont multiplié les avertissements face au retour des tests génétiques dans le sport. Début mars, un éditorial du British Journal of Sports Medicine fustigeait un « anachronisme néfaste », soulignant qu’il n’existe toujours pas « de données scientifiques de qualité acceptable concernant un éventuel avantage de performance sportive » chez les personnes intersexes porteuses d’un gène SRY, qui joue un rôle dans la différenciation sexuelle chez l’embryon humain.
Dans une interview au Guardian, Ada Cheung, professeure d’endocrinologie à l’université de Melbourne, souligne que les dernières données sur les femmes transgenres suivant un traitement hormonal montrent qu’elles « sont même désavantagées à bien des égards » sur le plan de la performance sportive.
Cette décision « concerne toutes les filles qui pratiquent un sport en Australie aujourd’hui », a jugé Nikki Dryden, avocate spécialisée dans les droits de l’homme et ancienne nageuse olympique, dans le même journal britannique. « Si ces règles sont adoptées, cela pourrait signifier que lorsque vous inscrivez votre fille à un club sportif, elle risque d’être soumise à des tests de vérification du sexe ».
Dans une tribune publiée le 17 mars, plus de 100 experts des droits de l’Homme avaient déjà mis en garde contre ce projet du CIO entraînant une « érosion catastrophique des droits et de la sécurité des femmes ».


3 month_ago
174
























.jpg)






French (CA)