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Par C.W.
Le 18 mars 2026 à 19h46
La plateforme d’Elon Musk avait jusqu’à lundi 16 mars pour régler cette sanction, qu’il conteste, prononcée au nom du Digital Services Act.
Passer la publicité Passer la publicitéLe réseau social X avait jusqu’à ce lundi 16 mars pour régler une amende de 120 millions d’euros prononcée en décembre pour diverses infractions à la législation européenne sur le numérique. Cette dernière avait provoqué la fureur de la Maison Blanche, fortement tendu les relations transatlantiques, et est contestée juridiquement par la plateforme d’Elon Musk. Pourtant, l’ex-Twitter n’a pas été jusqu’à refuser de régler la note, selon les informations de Politico Europe.
Outre le règlement de l’amende, X devait également proposer des «remèdes» pour corriger les manquements sanctionnés par la Commission européenne : le manque de transparence sur son registre d’annonceurs, une obligation du Digital Services Act visant à lutter contre les arnaques en ligne, les publicités trompeuses et les ingérences étrangères ; le refus de X d’ouvrir ses données aux chercheurs ; et la pratique trompeuse des «coches bleues», ce label censé certifier les utilisateurs. «Ces deux demandes ont été remplies», indique à Politico un porte-parole de la Commission.
Plus précisément, X a fait une proposition pour corriger le problème des coches bleues. Il a jusqu’au 28 avril pour faire des propositions pour les deux autres infractions au Digital Services Act. Bruxelles va les analyser, et pourra sanctionner davantage le réseau social si, au final, il refuse de mettre en place ces changements.
Ces nouvelles ont été saluées par plusieurs ONG. «Malgré des vents politiques contraires, il est encourageant de voir que le DSA remplit son rôle. Le fait que X ait respecté l’échéance de son amende et accepté de modifier son système de vérification de comptes montre que, si l’Europe reste ferme, nous pouvons rendre ces plateformes moins nocives», déclare Ava Lee, directrice de People vs Big Tech. «La décision d’aujourd’hui montre qui détient réellement le pouvoir», ajoute Jean Catan, directeur France de Future of Tech Institute. «Derrière le rideau de fumée et de provocation, ces entreprises, mêmes dirigées par les personnes les plus riches de la planète, retournent dans le rang dès qu’on lève le doigt.»


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