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Bien que le taux de chômage recule à Windsor en Ontario, l’inquiétude persiste chez bon nombre de demandeurs d’emploi. La plupart se heurtent systématiquement au silence des recruteurs. Ils ne vous « répondent même pas », affirment-ils. Certains envisagent de quitter la région pour tenter leur chance ailleurs.
Rénovat Barakana et sa famille se sont installés à Windsor en octobre dernier.

« En moyenne, j’ai déjà postulé à plus de 80 emplois » en trois mois, explique Rénovat Barakana, résident de Windsor.
Photo : Radio-Canada / Gabriel Nikundana
Depuis trois mois, je dirais que je postule à des postes au moins trois fois par jour, raconte-t-il.
Mais jusqu’à présent, personne ne nous a fait un retour donnant l’espoir d’être embauché un jour, regrette-t-il.
Nous commençons à perdre de l’espoir, puisque trois mois dans un même cercle vicieux, ça inspire la peur.
Serge Pipaud a un baccalauréat en technique sociale. Il est lui aussi confronté au silence des employeurs.
Ici [à Windsor], quand tu postules, on ne t’appelle même pas , ironise M. Pipaud.

Selon Richard Makitu Dolomingo, gestionnaire Emploi et Immigration au service d’emploi du Collège Boréal campus de Windsor, son service accueille en moyenne trois personnes par jour à la recherche d’aide à l’emploi.
Photo : Radio-Canada / Gabriel Nikundana
À Windsor, il y a certains boulots que tu n’auras pas. Même au niveau de la manufacture, c’est devenu difficile , explique-t-il.
M. Pipaud a fait le tour des organismes francophones et anglophones de la région sans succès.
Même quand tu es bilingue. Il y a aussi un combat. C’est-à-dire qu’il n’y a plus de places, fait-il remarquer.
J’ai postulé à cinq ou six organismes. C’est rare qu’ils t’appellent. On ne te répond pas.
Serge Pipaud a l’intention de chercher ailleurs. Il a même déjà envoyé des CV, notamment à Ottawa et à Toronto.
Je suis en train de scruter l’horizon. Je prie pour que je puisse trouver quelque chose de bon. Si c’est à Windsor, gloire à Dieu. Si c’est ailleurs aussi gloire à Dieu , confie-t-il.
Selon Statistique Canada, le taux de chômage à Windsor en décembre est à 7,7 % alors que la région compte 20 500 demandeurs d’emploi.
Des services locaux
Kelsey Santarossa, directrice de développement communautaire et développement de la main-d’œuvre à Workforce Windsor-Essex, se dit satisfaite de la légère baisse du taux de chômage.

Kelsey Santarossa se réjouit du recul du taux de chômage à Windsor et exhorte les demandeurs d’emploi à contacter les services de l’organisme Workforce Windsor-Essex.
Photo : Radio-Canada / Gabriel Nikundana
Elle appelle les demandeurs d’emploi à la résilience.
Ne vous découragez pas , lance Mme Santarossa aux demandeurs d’emploi dans la région.
Selon elle, les horizons sont meilleurs. Mme Santarossa appelle les demandeurs d’emploi à soigner leurs CV pour attirer l’attention des recruteurs.
C’est toujours une bonne idée d’adapter un CV à chaque demande d’emploi , conseille-t-elle.
De son côté, Richard Makitu Dolomingo, gestionnaire Emploi et Immigration au service d’emploi du Collège Boréal campus de Windsor, reste ouvert pour offrir ses services aux demandeurs d’emploi.
Selon lui, son service offre des outils aux demandeurs allant jusqu’à la simulation d’entrevue.
Nous avons des consultants en emplois outillés pour aider ces personnes.
Selon M. Dolomingo, il y a des personnes qui cherchent de l’emploi depuis longtemps, mais qui n’ont jamais, par exemple, affronté un exercice d’entrevue.
Si elles viennent dans notre service, nous allons les aider à faire une simulation d’entrevue pour leur permettre d’être outillées pour chercher et trouver du travail, conseille-t-il.


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