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L'industrie du crabe des neiges dans la Péninsule acadienne devra composer avec une nouvelle baisse du quota de capture dans la zone 12, dans le golfe du Saint-Laurent. Un creux de cycle explique la décision du ministère des Pêches et des Océans.
En 2023, les crabiers du Nouveau-Brunswick avaient droit à presque 31 500 tonnes. Cela a baissé à près de 22 200 tonnes en 2024 avant de chuter de nouveau à moins de 15 000 tonnes l’an dernier.
Cette saison, ils devront se partager moins de 13 000 tonnes.
Total autorisé des captures de crabe des neiges, Zone 12
| 2023 | 31 466 t |
| 2024 | 22 236 t |
| 2025 | 14 720 t |
| 2026 | 12 868 t |
La saison sera courte, croient les transformateurs
Chez les transformateurs de crabe du Nouveau-Brunswick, on croit que cela pourrait affecter la rentabilité des usines.
Toutes les dépenses vont être concentrées sur un petit volume de produits, donc nécessairement, puisqu'il y a moins de volume, il y a moins de revenus. Il y a des usines qui estiment que trois ou quatre semaines de production, c'est ce que ce sera pour cette année, indique la directrice générale de l'Association des transformateurs de crabe du Nouveau-Brunswick, Johanne Losier.

Johanne Losier, directrice générale de l'Association des transformateurs de crabe du Nouveau-Brunswick.
Photo : Radio-Canada / Réal Fradette
Plusieurs autres facteurs entrent en ligne de compte, dont l’incertitude dans le marché, les coûts de production, le coût pour faire venir des travailleurs étrangers, les salaires en forte augmentation, la hausse du carburant, la date de sortie en mer des crabiers et la compétition de Terre-Neuve, notamment.
Tout le monde est soumis à ces conditions-là, ce sera difficile pour tout le monde, toutes les usines sont dans la même situation.
Des travailleurs inquiets
Avec la hausse du coût du carburant qui peut représenter de 30 à 50 % des coûts d’exploitation, les pêcheurs pourraient être tentés de réduire leur fréquence de sortie en mer afin de diminuer les frais, estime Fernand Thibodeau, porte-parole du groupe Aide de soutien des travailleurs des industries saisonnières.

Fernand Thibodeau est le porte-parole du groupe Aide de soutien des travailleurs des industries saisonnières.
Photo : Radio-Canada / Réal Fradette
Avec le coût de l'essence, nos pêcheurs vont essayer de faire ça le plus [vite possible] pour prendre leur quota au niveau du crabe.
Le militant s'inquète pour les travailleurs d'usine. Il croit que cela illustre l'importance d'une réforme de l'assurance-emploi.
Le comité des glaces n’a toujours pas déterminé de date d’ouverture de la pêche au crabe des neiges, en raison des glaces toujours présentes dans les havres et les ports de la Péninsule acadienne.


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