NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Moins de services ou plus d’impôts ? Le prochain gouvernement devra faire des choix difficiles pour revenir à l’équilibre budgétaire. Et repousser la décision à plus tard ne ferait qu’alourdir la facture, prévient l’Institut du Québec dans un nouveau rapport publié mercredi.
Il n’y a pas mille façons de rééquilibrer les finances publiques. Le Québec peut soit freiner ses dépenses, soit augmenter ses revenus dans les prochaines années. Autrement, il faudra repousser la cible du retour à l’équilibre budgétaire.
« En pleine période électorale, la tentation pourrait être grande de vouloir repousser ou minimiser les efforts pour revenir à l’équilibre budgétaire », note Emna Braham, p.-d.g. de l’Institut du Québec et coautrice du rapport.
Repousser à plus tard
Au Québec, il existe une loi qui encadre les conditions du retour à l’équilibre budgétaire. En vertu de cette loi, le gouvernement devra l’atteindre à l’horizon 2029-2030.
Dans son budget présenté en mars, le gouvernement caquiste a tracé la voie pour y parvenir. Mais encore faut-il que le parti qui prendra les commandes de l’État en octobre prochain emprunte ce chemin.
« Le gouvernement a toujours le pouvoir de suspendre la loi sur le retour à l’équilibre. Mais si on la suspend, il va falloir soumettre ça au débat public. Il va falloir justifier cette décision », plaide Mme Braham.
D’autant plus qu’une telle décision aurait des conséquences importantes pour les finances publiques. Selon le rapport, si le plan actuel du ministre des Finances, Eric Girard, n’est pas suivi à la lettre par son successeur, les déficits du Québec pourraient grimper à près de 19,2 milliards de dollars d’ici 2030, soit 2,6 % du produit intérieur brut (PIB).
Cette « spirale déficitaire alourdirait le service de la dette », lequel atteindrait plus de 13,2 milliards au même horizon, soit 7,3 % des revenus de l’État, poursuit le rapport.
Un « casse-tête » à venir
Pour retourner à l’équilibre, le prochain gouvernement devra résoudre « un vrai casse-tête », admet Mme Braham. Et les avenues pour y parvenir ne sont pas très attrayantes sur le plan politique.
Dans les prochaines années, la croissance annuelle des dépenses devra avoisiner 1,5 %, selon le plan du ministre Girard. « Un taux de croissance de 1,5 %, c’est très faible. C’est plus faible que l’inflation, donc ça équivaut à des coupes en termes réels. C’est même plus faible que lors des périodes qu’on a caractérisées autrefois de périodes d’austérité », soulève l’économiste.
Dans son rapport, l’institut évoque « la période de redressement budgétaire » sous le gouvernement Couillard, entre 2014 et 2018. Durant ces années, les dépenses ont crû en moyenne de 3,2 % par année, et seule une année a connu un rythme inférieur à l’inflation.
« Cette période, qui a profondément marqué les esprits au Québec, a pourtant été nettement moins exigeante, en termes de contrôle des dépenses, que le plan actuel de retour à l’équilibre », souligne le rapport.
Selon Mme Braham, le gouvernement ne pourra pas seulement chercher à être plus efficace. « Il faut aussi une conversation sur le panier de services qu’on offre, sur les programmes qui fonctionnent, ceux qui fonctionnent moins bien. Or, cette conversation, on ne l’a pas encore eue », dit-elle.
Une autre avenue consisterait à augmenter le fardeau fiscal. Le gouvernement caquiste est allé dans le sens contraire il y a trois ans, en offrant une baisse d’impôts à tous les contribuables.
« En campagne électorale, est-ce que c’est un levier qui va être très vendeur, augmenter les impôts ? Est-ce qu’il y aurait un appétit pour ça ? Probablement pas », croit Mme Braham.
Ensemble, soutenons la réflexion
Média rigoureux et lucide, Le Devoir ne se contente pas de relater les faits.
Nos journalistes vous offrent les clés pour mieux comprendre l'actualité
d'ici et d'ailleurs. En soutenant notre mission, vous assurez la pérennité
d'un journalisme indépendant, exigeant et engagé.


3 month_ago
20



























.jpg)






French (CA)