NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
D’un 20 mars à l’autre, la Journée internationale de la Francophonie demeure l’occasion de rappeler une réalité qui nous semble évidente : au Québec, le français n’est pas simplement une langue parmi d’autres, mais la condition même de notre existence collective et de notre spécificité en Amérique du Nord.
Cette réalité, je l’ai observée de près, à titre de conseiller syndical, d’élu municipal montréalais, et aujourd’hui comme directeur général de la Fondation René-Lévesque. Dans chacun de ces rôles, j’ai constaté à quel point la langue française est au cœur de notre créativité et de notre esprit d’innovation. Dans cette langue, nous débattons de nos choix collectifs, nous consolidons nos institutions, et nous permettons à des citoyens d’origines diverses de participer pleinement au débat public.
Mon expérience comme conseiller syndical m’a donné la chance de rencontrer des personnes immigrantes exceptionnelles qui ne souhaitaient qu’une chose : vivre et travailler en français. Le documentaire Langue à l’ouvrage. Migrer vers le français au travail (2020), d’Alexis Chartrand, témoigne d’ailleurs de cette réalité. Actif dans la francophonie syndicale internationale, j’ai aussi vu se tisser de réelles solidarités avec des locuteurs qui partageaient cette fierté de parler français. Puis, comme conseiller municipal, j’ai tenté de créer autour de cette journée des moments rassembleurs en misant sur la force culturelle du français dans l’arrondissement de Rosemont–La Petite-Patrie. Pour y parvenir, la recette s’avère simple : s’engager et y croire !
Or, il peut être facile d’oublier à quel point notre réalité francophone est singulière, ceinturée par un environnement linguistique, économique et culturel largement anglophone. Si le français demeure aujourd’hui notre langue commune, c’est parce que des générations de Québécois ont fait le choix de le défendre et d’en faire le fondement de notre vie collective.
Ce choix repose sur une idée fort simple : une langue commune est essentielle à la démocratie. Elle permet la délibération, la participation et la solidarité. Elle crée un espace civique partagé sans lequel il ne peut y avoir de véritable vie publique.
Les défis auxquels le français est confronté aujourd’hui sont périlleux. La mondialisation des échanges, la domination des grandes plateformes numériques et le poids économique et culturel de l’anglais exercent une pression constante. Dans ce contexte, le maintien du français comme langue commune ne peut être tenu pour acquis. Il repose, encore et toujours, sur une volonté collective.
Mais la responsabilité du Québec ne s’arrête pas aux limites de ses frontières. Par sa situation géographique et son histoire, notre langue occupe une place particulière au sein de la francophonie mondiale. À ce titre, le français représente un point d’ancrage, un lieu où il est non seulement préservé, mais pleinement assumé comme facteur de modernité, de création et de gouvernance.
Non, le français ne représente pas seulement une langue de mémoire, et encore moins de folklore, étant une langue de pensée, d’audace et d’action. Ce véhicule d’une culture ouverte sur le monde peut ainsi dialoguer avec d’autres réalités sans se dissoudre.
L’État du Québec doit être le moteur de cette volonté d’agir tout en misant sur les forces de la société civile. Le consensus dégagé à l’UNESCO le mois dernier autour des nouveaux enjeux liés à la diversité des expressions culturelles, comme la découvrabilité des contenus et l’intelligence artificielle, témoigne de l’importance du Québec sur la scène internationale et au sein de la francophonie. Cette vision québécoise exprimée à l’UNESCO vient de la mobilisation de l’ensemble de la société civile intéressée par la protection de notre vie culturelle et linguistique.
Comme le rappelait René Lévesque il y a 50 ans, une société doit d’abord être elle-même afin de s’ouvrir aux autres. Le Québec a fait ce choix, celui d’exister pleinement, et en français. Cela fait de nous un acteur à part entière de la francophonie internationale, et non un simple témoin passif.
Loin d’être un vestige du passé, la francophonie se révèle vibrante, portée par des sociétés jeunes, dynamiques et diverses. Elle peut constituer un espace d’échanges, de coopération et de solidarité. Davantage même, oserais-je dire, en exerçant un leadership plus assumé, cohérent et constant.
En cette Journée internationale de la Francophonie, nous devons mesurer la portée de cet héritage. Le français au Québec constitue le symbole d’une profonde ténacité. Celle de s’exprimer avec confiance et clarté.


3 month_ago
14



























.jpg)






French (CA)