NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Les enseignants de l’Estrie sont de plus en plus nombreux à subir un nombre croissant d’événements violents, essentiellement de la part d’élèves, a appris Le Devoir. Au point où près du quart d’entre eux ne se sentent pas en sécurité dans l’école où ils travaillent, révèle un coup de sonde commandé par le syndicat les représentant, qui tire la sonnette d’alarme.
« Malheureusement », le président du Syndicat de l’enseignement de l’Estrie, David Raymond, n’a pas été surpris par les résultats du sondage mené du 1er au 19 décembre derniers auprès de 1304 de ses membres, qui enseignent dans trois centres de services scolaires (CSS) de la région. Ce sont 54 % des répondants à ce coup de sonde qui ont mentionné avoir subi au moins un événement violent de la part d’un élève ou d’un parent depuis le début de la présente année scolaire. En 2022, lorsque le syndicat avait réalisé un sondage à l’aide de la même firme, Aramis, cette proportion s’élevait à 44 %.
« On avait la perception que c’était une situation qui allait en augmentant », explique M. Raymond, qui dispose maintenant de données probantes pour marteler auprès des CSS concernés et de Québec que le temps presse pour s’attaquer à la violence dans les écoles, qui « marque au fer rouge » les enseignants qui la subissent. « Ça peut même changer la façon de travailler de certains collègues enseignants », qui espèrent ainsi limiter le risque pour eux de subir des insultes ou des coups de la part de leurs élèves.
Ce n’est d’ailleurs pas seulement le nombre d’enseignants subissant de la violence qui est en augmentation en Estrie. La répétition de ces événements grimpe aussi en flèche. Les enseignants concernés en ont ainsi subi 11 en moyenne depuis le début de la présente année scolaire, contre 6 pendant la même période en 2022, selon ce coup de sonde.
Dans ce contexte, 24 % des enseignants sondés estiment ne pas se sentir en sécurité dans leur école, indique le rapport fourni au Devoir. « C’est énorme, et ça aussi, c’est en augmentation », cette proportion étant 9 % plus grande qu’il y a trois ans, note M. Raymond.
Dès le préscolaire
En tenant compte uniquement de la violence commise par les élèves, qui représente la vaste majorité des cas, ce sont 52 % des enseignants sondés qui en ont subi. Ce pourcentage varie toutefois grandement d’une classe à l’autre. Ainsi, il atteint 61 % pour les enseignants au préscolaire et 72 % pour ceux œuvrant au sein d’une classe d’adaptation scolaire, tandis qu’il se limite à 15 % en formation professionnelle.
« On banalise beaucoup, particulièrement lorsque l’élève est plus petit, au primaire », déplore d’ailleurs David Raymond, qui constate une « normalisation de la violence » dans certains établissements. Or, subir celle-ci ne fait pas partie des conditions de travail des enseignants, rappelle-t-il. « On a le droit de travailler dans un milieu sain et sécuritaire, puis le syndicat travaille extrêmement fort pour s’assurer que c’est le cas. »
Cependant, même si les directions d’école et les CSS font de leur mieux « avec les moyens du bord » pour gérer ce problème, ceux-ci sont bien limités, déplorent les enseignants sondés. Seuls 39 % d’entre eux estiment que leur école dispose de ressources suffisantes pour aider les enseignants victimes de violence. Cette proportion chute à 28 % en ce qui a trait aux enseignants qui estiment que les ressources déployées sont suffisantes pour accompagner les familles des élèves commettant de tels actes.
Que faire avec les élèves violents ?
Dans ce contexte, David Raymond plaide notamment pour la création d’un plus grand nombre de classes spécialisées et l’ajout dans le réseau de davantage de personnel de soutien pouvant venir en appui aux enseignants afin de les aider à gérer les situations de violence subies par ceux-ci, mais aussi par d’autres employés.
Il lance par ailleurs un pavé dans la mare en demandant à Québec de se questionner sur la perspective de « renvoyer à la maison » les élèves à l’origine de nombreux événements violents.
« Si on garde l’élève violent à l’école et qu’on n’a pas les ressources pour bien l’accompagner, on n’aide pas l’élève, on n’aide pas le personnel, qui s’expose davantage à des situations de violence, et on n’aide surtout pas les autres élèves qui, eux, non seulement sont exposés à la violence et peuvent développer de l’anxiété », mais voient aussi la qualité de l’enseignement qu’ils reçoivent en écoper, énumère M. Raymond.
Il appelle ainsi à une « réflexion plus large » sur les mesures qui pourraient être prises pour assurer la scolarisation des élèves ayant des comportements violents sans nuire aux autres élèves et au personnel scolaire.


5 month_ago
23

























.jpg)






French (CA)