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L'embrasement au Moyen-Orient a un impact direct sur le secteur agroalimentaire, jusqu'ici, au Saguenay-Lac-Saint-Jean. La nouvelle flambée des prix du pétrole plonge certains agriculteurs dans l'incertitude.
Les répercussions de la guerre en Iran se font sentir jusqu'à la Ferme Marso à Saint-Bruno. Le vice-président des Producteurs de lait du Saguenay-Lac-Saint-Jean, Michel Frigon, s'attend à ce que son secteur soit mis à mal par la hausse du prix du pétrole.
Notre réalité géographique fait qu'on a une différence au niveau économique, le transport des intrants, le transport des produits finis, ça nous touche énormément, déplore-t-il.

Le vice-président des producteurs de lait du Saguenay-Lac-Saint-Jean, Michel Frigon, à la Ferme Marso, à Saint-Bruno.
Photo : Radio-Canada / Cédric Bérubé
Du côté de l’Union des producteurs agricoles (UPA) du Saguenay Lac-Saint-Jean, son président, Jean-Thomas Maltais, partage également ces inquiétudes, à l’approche du printemps.
C'est certain qu'il va y avoir des hausses de coûts immédiates. Il va y avoir des surcharges de prix pour la livraison.
Selon le président, l’impact direct sur la ferme est moindre, mais lorsque tous les frais de transport sont additionnés, cela représente des montants importants.
Toutefois, pour l'instant, les consommateurs ne devraient pas ressentir les impacts de cette flambée des prix.
À court terme, nous, on va payer le coût. À long terme, si ça se rétablit quand même rapidement, peut-être que ça ne va pas se rendre au consommateur.

La ferme Marso élève des vaches Holstein.
Photo : Radio-Canada / Cédric Bérubé
La bourse du carbone
Les agriculteurs québécois demandent à Québec de retirer la Bourse du carbone appliquée aux entreprises agricoles. Selon eux, ce système, qui n’existe que dans la province, les rend moins compétitifs par rapport aux producteurs du reste du Canada.
Le Système de plafonnement et d'échange de droits d'émissions (SPEDE), communément appelée Bourse du carbone québécoise aux entreprises agricoles, fonctionne à la manière d'un marché boursier intégré entre les entreprises du Québec et de la Californie.
Après ça, est-ce qu'on pourrait venir dire : "Ce sont les autres qui devraient avoir une taxe carbone ?" C'est un autre débat. Je comprends leur position de dire qu'on veut compétitionner à force égale , explique l’agroéconomiste et professeur à l’Université Laval, Maurice Doyon.
L’expert souligne également que le milieu agricole doit continuer à réduire sa dépendance au pétrole. Lorsqu'on va se tourner vers d'autres sources d'énergie, on réduira notre dépendance. On a beaucoup réduit notre dépendance dans les 20-30 dernières années. On est moins dépendant qu'il y a 30 ans, mais il y a encore du travail à faire.
Avec les informations de Jérémie Camirand et Vicky Boutin


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