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Par Le Figaro avec AFP
Le 19 janvier 2026 à 20h23
Depuis le soulèvement d’une partie des Bulgares contre la corruption et la démission de son gouvernement de coalition en décembre, ce pays des Balkans est plongé dans l’instabilité politique.
Passer la publicité Passer la publicitéLe président bulgare Roumen Radev a annoncé lundi sa démission, à l'approche des élections législatives anticipées prévues au printemps, nouveau rebondissement dans la crise politique qui déstabilise le pays depuis cinq ans. «Demain, je présenterai ma démission de mes fonctions de président de la République de Bulgarie», a déclaré M. Radev, 62 ans, dans une allocution officielle. L’intérim jusqu’à la fin de son second mandat en janvier 2027 sera assuré par la vice-présidente Iliyana Iotova.
Depuis le soulèvement d’une partie des Bulgares contre la corruption, ce pays des Balkans - membre de l’Otan et, depuis le 1er janvier, de la zone euro - est plongé dans l’instabilité politique. À la mi-décembre 2025, le gouvernement de coalition mené par les conservateurs du GERB a démissionné après des manifestations dans la capitale, Sofia, et dans d’autres villes, soutenues par Roumen Radev, pour dénoncer la corruption.
Un ancien militaire
Avant d’être élu président pour la première fois en 2016, le général Radev avait commandé l’armée de l’air bulgare. Sa candidature avait été soutenue par les socialistes, aux positions pro-russes. Lors des premières manifestations anticorruption en 2020, il avait aussi soutenu les protestataires, ce qui lui avait valu des sympathies chez une partie des électeurs des formations libérales pro-européennes.
Ce soutien l’a aidé à décrocher un second mandat en 2021, avec près de 67% des voix au second tour, face au candidat soutenu par GERB. Mais son opposition à l’aide militaire à l’Ukraine a conduit nombre de ses détracteurs à le présenter comme prorusse. Dans un entretien accordé à CNN en juin dernier, il s’était dit «déçu» du faible soutien observé au sein de l’Union européenne pour «les efforts de paix» du président américain Donald Trump.
Lors de sa dernière allocution du Nouvel an, quelques minutes avant l’entrée officielle de la Bulgarie dans la zone euro, il avait parlé d’un calendrier «contesté» pour adopter la monnaie unique.
Un gouvernement technique doit être nommé et la date du scrutin, attendu fin mars ou en avril, n’a pas encore été fixée. Ces législatives seront les huitièmes organisées en cinq ans dans ce pays des Balkans, le plus pauvre de l’Union européenne, confronté à une corruption jugée endémique.


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