Après l'attaque contre la députée Helen Haines, renversée par une voiture, le premier ministre australien Anthony Albanese a dénoncé la normalisation de la violence dans son pays, lundi devant le parlement.
Le 19 octobre, Helen Haines, une députée indépendante de 65 ans, a été percutée volontairement par le conducteur d'un SUV devant sa permanence électorale de Wangaratta, dans le sud-est de l'Australie. L'élue, connue pour ses positions anticorruption et sa lutte pour le climat, se trouve à l'hôpital dans un état grave mais stable. Elle a été amputée des deux jambes.
Lire aussi: En Australie, la députée Helen Haines, victime d'une attaque par un conducteur de 4x4, a perdu ses deux jambesCette agression a provoqué un examen de conscience en Australie, pays où la violence politique reste rare, mais où les autorités constatent ces dernières années une multiplication des menaces et de la violence visant les élus. La police a fait état de 1067 signalements de la sorte en 2025.
Hausse des menaces contre les parlementaires
A l'occasion de la première séance au parlement depuis l'attaque, le premier ministre a déploré une montée de la colère dans la société, «qui distord et érode notre débat public». «Nous assistons à une normalisation de l'expression du ressentiment et de la violence», a lancé Anthony Albanese, tout en rendant hommage à la députée.
La semaine dernière, la responsable de la police fédérale, Krissy Barrett, avait pointé «un niveau croissant de positions extrémistes, en particulier en ligne», et une hausse des menaces contre les parlementaires.
Le conducteur du véhicule, Brendan Nugent, âgé de 43 ans, était connu de la police. Il a notamment été inculpé du chef fédéral de violence contre un agent public, passible d'une peine maximale de 10 ans de prison. Son mobile reste inconnu et les autorités se sont refusées à toute spéculation tandis que l'enquête suit son cours.


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